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décembre 2006

vendredi 29 déc 2006

En route vers le futur

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Mes meilleurs voeux à toutes et à tous.

Jean-Claude Pompougnac

et pour finir 2006 en jouant à se faire peur, un petit clip trouvé quelque part sur la blogosphère...

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samedi 23 déc 2006

Arts et traditions populaires

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ESTARTIT (AFP) - Le "Caganer", traditionnel santon "chieur" des crèches catalanes, connaît depuis quelques années un regain de popularité sous les traits des "grands" de ce monde, et s'exporte désormais hors des frontières des pays catalans.

Synonyme de fertilité dans une société de tradition agricole, cette figurine de terre cuite représentant un paysan accroupi dans ses oeuvres, remonte selon les historiens à l'exaltation réaliste de l'époque baroque, au XVIIIè siècle.

Le "caganer" symbolise la nécessité d'abonder la terre pour en tirer une récolte l'année suivante", explique Jacques Deloncle, conservateur du musée du Castillet à Perpignan, "capitale" de la Catalogne française.

"Mais il constitue également une forme d'irrévérence qui rappelle à tous que les hommes sont égaux devant la vie et les fonctions biologiques", ajoute cet ethnologue de formation.

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Noel_2007_1   

vendredi 22 déc 2006

Sale temps pour la diversité culturelle

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Pas de trêve des confiseurs pour le Docteur Kasimir Bisou qui traque implacablement les contradictions de l’exception française.

"Le 19 décembre 2006, jour de verglas pour la diversité culturelle : le ministre n'a pas vu la plaque !!!

Le 19 décembre le ministre de la culture annonce la victoire grandiose : la convention de l'Unesco est ratifiée par plus de 30 pays. Elle s'applique à tous ..!!.Grâce à la France évidemment! Victoire! Vantons nous!! Enfin un ministre utile !! Sur le site du MCC, on lit cette belle phrase :

La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles permettra notamment de confirmer le rôle vital des artistes et des créateurs, de réaffirmer la souveraineté culturelle des États, et de légitimer et promouvoir pour chacun d'entre eux des politiques culturelles spécifiques."

Youpee, les américains au tapis!!!.

Le 19 décembre au soir dans sa séance de 21 h 35, le Sénat délibère sur un amendement prévoyant un crédit d'impôts pour les industries des jeux vidéos. Comment est défendu cet amendement?? Par la défense de la diversité culturelle ; lisons sur le site du sénat la déclaration du sénateur Valade:

La commission des Affaires culturelles du Sénat .... est toujours favorable par principe aux mesures tendant à protéger et favoriser la création artistique et la diversité culturelle dans l'esprit de la politique menée par ce gouvernement. Par cet amendement, il s'agit de reconnaître la contribution artistique du secteur du jeu vidéo, lequel connaît aujourd'hui des difficultés en France comme partout en Europe. La France compte de nombreux talents mais ne dispose pas, contrairement à d'autres pays, de système de soutien à cette industrie culturelle. Notre devoir et notre intérêt est de tenir compte des évolutions technologiques et des nouveaux modes de consommation."

Pile poil, L'amendement est la parfaite application de la convention Unesco !!!

Qui dit mieux ? Personne.

Qui dit pire ?

La commission des finances du Sénat et le ministre du budget !

Argument: l'amendement est illégal; Il n'est pas concevable dans l'état de droit européen qui ne supporte que la concurrence. Le président de la commission des finances du Sénat déclare sans hésiter :

La commission ne peut pas donner un avis favorable à cet amendement bien qu'elle en comprenne les motivations. Tout d'abord, parce que la procédure de notification au niveau européen est en cours et que la Commission a fait savoir le 7 décembre 2006 que ce crédit d'impôt, constitutif d'une aide d'État, serait contraire aux règles de la concurrence et le ministre du budget d'ajouter

La seule chose qui m'importe, c'est le respect du droit. Je ne me prononcerai pas sur le fond ou sur la valeur des artistes cités. Simplement, adopter cet amendement fragiliserait la position de la France dans ses négociations avec la Commission européenne. En effet, tout projet de crédit d'impôt, comme monsieur Cambon le sait, doit faire l'objet d'une notification à la Commission européenne. On peut le regretter, mais ce sont les règles de notre État de droit. !!

Exit la diversité culturelle!! Sitôt ratiffée! Sitôt oubliée!! Quelle glissade!

Voilà,une belle histoire qui montre au moins que le ridicule ne tue plus.

Cette affaire va peut -être faire comprendre que la manière dont le gouvernement français a pris la question de la diversité culturelle était erronée. La France s'est contenté d'une approche économique (le droit d'aider des industriels ) alors que l'enjeu de la diversité est strictement politique ( le vivre ensemble, dans la diversité des "identités plurielles, variées et dynamiques"  ).

Le ministre a joué au chat et à la souris  avec l'esprit du texte de l'Unesco..  Il a perdu! Plouf dans l'eau. L'Europe ne pense qu'en terme de "concurrence à profit" et les produits culturels sont, pour elle, des marchandises comme les autres (malgré l'article 87 du traité de Rome); l'exacte opposée de tous les textes de l'Unesco!!!.

Après un tel camouflet, il faudrait arrêter de bluffer. Aux acteurs de se retrouver ensemble pour parler de "cultures" comme produits d'épanouissement, de créativité, d'expérimentations, d'échanges,  de partages culturels, avec des crédits d'impôts qui puissent signifier "économie sociale et solidaire" et pas "concurrence "!!Bizarrement, ce que les américains savent faire, (défiscaliser la culture non lucrative), l'Europe ne saurait pas le faire, au nom de la concurrence libérale !!!

UBU quoi !

Doc Kasimir Bisou

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mercredi 20 déc 2006

Tous ensemble!

Monde artistique, monde solidaire?

Lundi 18 décembre

Carnets de justice par Brigitte Vital-Durand

Tribunal de Police de Paris, comparution d’automobilistes pris en excès de vitesse.

"Pour ce jeune homme, deux fois flashé sur le périph à dix minutes d’intervalle, « il a la certitude de ne pas être le conducteur ». Il est intermittent du spectacle, fauché : « C’est moi qui avais loué cette voiture, parce que j’ai 20% de remise, ça me fait mal au cœur de payer pour quelqu’un d’autre. C’était la fin d’un tournage, j’ai demandé à tout le monde qui c’était, mais dans ce milieu tous les gens sont de mauvaise foi. »

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dimanche 17 déc 2006

En bref

Un J’évoquais hier la Lettre aux amis, aux spectateurs, aux professionnels, aux experts, aux tutelles... publiée par Jean-Marc Bourg que je ne connais pas.

François Deschamps, lui, connaît son travail et on trouvera sur Territorail.fr une longue note qui permet de mieux comprendre la situation. Par exemple :

L'insuffisance de l'engagement des partenaires publics (mais aussi de responsables de théâtre qui jouent chacun leur carte et ne jouent plus leur rôle de producteurs, d'après Jean-Marc Bourg), ainsi que la difficulté de certaines collectivités à privilégier " l'exigence artistique " sur " l'appartenance régionale ", n'ont pas permis d'assurer la viabilité du projet…

Ou encore :

Enfin, Jean-Marc Bourg a une éthique qui l'a conduit à rémunérer de façon juste ses comédiens et ses administratifs, ceux-ci n'étant pas intermittents mais salariés sur la base de la convention collective.

Lire l’ensemble de la note sur Territorial.fr

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Deux Lundi dernier, je participais à l’une des tables rondes organisées par les Editions de l’Attribut au Théâtre de l’Est parisien.

Je n’ai pas eu le courage de tenter ici d’en rendre compte.

L’oiseau rare l’a fait.
Merci Jean-Gabriel.

Lire la note sur le blog loizorare

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Trois Ma bonne action du week-end : je suis allé sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia pour compléter l’article consacré aux EPPC et y ajouter la liste des établissements existants.

J’ai pu vérifier qu’on publiait dans Wikipedia comme dans un moulin. J’espère qu’ils font une régulation a posteriori.

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samedi 16 déc 2006

Comment meurt une compagnie?

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Dans un texte sobrement intitulé Lettre aux amis, aux spectateurs, aux professionnels, aux experts, aux tutelles..  Jean-Marc Bourg tente d’élucider les raisons qui l’ont conduit à mettre un terme aux activités de sa compagnie (Labyrinthes en Languedoc-Roussillon).

Une sorte d'état des lieux de la création théâtrale en France, mère des arts.

Au mois de septembre, j’ai décidé de mettre un terme aux activités de la compagnieLabyrinthes. En période de création alors, j’ai tenu cette décision secrète pendantquelques semaines, n’en informant que nos principaux partenaires : le Théâtre d’O à Montpellier et le Conseiller pour le Théâtre de la DRAC Languedoc-Roussillon.

Puis la nouvelle a circulé, de manière informelle ; je ne pense pas qu’aujourd’hui beaucoup de monde l’ignore ; mais il me reste à l’expliquer ; je le dois à beaucoup d’entre vous.

Diriger une compagnie signifie la plupart du temps construire sa vie autour d’un outil par soi-même forgé, faire de sa vie et de cet outil en quelque sorte une seule et même chose. Ranger cet outil n’est donc pas une décision légère à prendre. J’aimerais que ni l’idée d’une saute d’humeur, ni celle d’un passage dépressif, ne constituent uneexplication suffisante pour personne.

Fermer Labyrinthes représente, objectivement, un échec. Mais échec de quoi ? de qui ? Il faut, si l’on pense que cela peut avoir un intérêt, pour soi, pour d’autres, creuser, fouiller dans la mémoire, comprendre ce qu’on a fait, bien ou mal. Ce que les autres ont fait, ou pas.

Je ne suis pas sûr de parvenir en quelques lignes à tout dire des raisons qui me poussent, encore moins à bien les dire. Depuis près de trois mois que ma décision est prise, il m’a fallu du temps pour la comprendre, la formuler, et d’abord à moi-même. Les raisons se sont succédées, parfois contradictoires ; j’ai tenté de ne pas accuser le monde entier de tous les maux ; j’ai surtout au bout du compte par les raisons que je me donnais, voulu me donner le maximum de chance de me tourner vers ce qui adviendra demain, sachant pertinemment que l’abandon de la compagnie signifie d’abord et avant tout le risque de perdre très rapidement le seul métier que je sache faire.

Ci dessous : 

Téléchargement lettre_aux_amis14_061.pdf

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vendredi 15 déc 2006

Culture scientifique et technique

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Il y a quelques jours, j’ai reçu un message du directeur d’un EPCC (EPIC) qui ne figurait pas sur la liste que j’ai publiée dans mon post du 9 novembre dernier.

Il s’agit de l’EPCC Le Chevalet : Air lumière, science et tourisme (Aspres-sur-Buech Provence-Alpes-Côte d’Azur). C’est, à ma connaissance, le premier EPCC consacré à la culture scientifique et technique.

Ses missions :

            - Mise en oeuvre du projet Quasar (tourisme et culture scientifique) sur le site du Chevalet (Aspres sur Buech) : gestion, animation, commercialisation

            - Gestion, exploitation, commercialisation du site touristique du Chevalet (pôles animation, restauration, hébergements)

            - Développement et commercialisation de nouveaux produits et services sur les thématiques de l’air et de la lumière en synergie avec les acteurs locaux

L’EPCC et le projet Quasar :

L’EPCC a été créé afin d’être la structure porteuse du projet de tourisme et de culture scientifique initié par l’association Quasar dans la vallée du Buëch. Il s’agit d’un projet de développement durable du territoire par la création d’un parc à thèmes sur la lumière décliné en différents sujets : physique fondamentale (mécanique quantique et relativité), astronomie, astrophysique, cosmologie, applications industrielles (éclairage, énergie solaire, laser, holographie …), la lumière et le vivant, lumière et médecine, l’art et la lumière (vitraux …), la lumière et les civilisations (incas, égyptiens, celtes …).

En janvier 2005, le Comité de pilotage réuni sous la présidence du Préfet des Hautes-Alpes décide de lancer la réalisation de la phase 1 du Projet sur le site du Chevalet sur des financements État/Région/Département.

Le Conseil Général des Hautes-Alpes porte la maîtrise d’ouvrage du Projet. Le projet global s’inscrit dans la politique de diversification de l’offre touristique du département en redynamisant un site existant (l’aérodrome du chevalet) sur la double thématique, à la fois culturelle et ludique, emblématique pour notre territoire : l’air et la lumière.

Le site du Chevalet sera ouvert en 2006 du 1er avril au 30 octobre et proposera des expositions scientifiques (E=mc², les deux infinis, Soleil notre bonne étoile), des expositions artistiques (vitraux, hologrammes), des ateliers pédagogiques, des animations de plein air principalement en été (dispositif de détection des rayons cosmiques, un avion comment ça vole, conférences, projections, diners-débats, etc) tout cela dans un cadre naturel merveilleux.

Voici donc une nouvelle liste actualisée avec en bonus les projets dont j’ai connaissance.

Les EPCC crées à ce jour:

Abbaye de Saint Savin sur Gartempe et vallée des fresques (Poitou-Charentes)

Arcadi (Ile-de-France)

Arc’Antique (Nantes)

Arteca(Lorraine)

Art 276 (ex-Octobre en Normandie)

Centre des arts du cirque de Basse Normandie (Cherbourg)

Centre Images, Agence régionale du Centre pour le cinéma et l’audiovisuel (ex-APCVL Région Centre)

Château de la Roche-Guyon (Ile-de-France)

Chemins du patrimoine en Finistère

CITIA, Cité de l’image en mouvement (Annecy Rhône-Alpes)

Commission du film d’Ile-de-France

Cirque-théâtre d’Elbeuf

EPCC d’Issoudun (Centre)

EPCC de la Nièvre (Bourgogne)

EPCC du Pont du Gard (Languedoc-Roussillon)

Espace des Arts de Châlon-sur-Saône(Bourgogne)

La Condition publique (Roubaix. Nord-Pas-de-Calais)

La Coupole, Centre d’histoire et de mémoire du Nord-Pas-de-Calais.

Le Chevalet : Air lumière,science et tourisme (Aspres-sur-Buech Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Maison de la Culture d’Amiens (Picardie)

"MC2", Maison de la Culture de Grenoble (Rhône-Alpes)

Mémorial national de la France d’Outre-Mer (Marseille)

Musée d’art moderne de Céret (Languedoc-Rousssillon)

Onyx/La Carrière (Scène conventionnée de Saint-Herblain. Pays de la Loire)

Opéra de Rouen Haute-Normandie

Pôle culturel La Mégisserie. EPCC Vienne Glane

Théâtre de Bourg-en-Bresse (Rhône-Alpes)

Théâtre Le Quai d’Angers (Pays de la Loire)

Parmi les projets plus ou moins avancés dont j’ai connaissance :

Abbaye de Clairvaux (Champagne-Ardenne)

Abbaye de Fontevraud Centre culturel de l’Ouest (Pays de la Loire)

Arc’Antique. Laboratoire de restauration et de recherche sur les objets d’art (Nantes. Pays de la Loire)

Centre culturel départemental de l’Atrium et CMAC, scène nationale (Martinique)

Centre culturel de rencontres de Noirlac (Centre)

Centre européen de recherches historiques de Tautavel (Languedoc-Roussillon)

Centre national du costume de scène et de la scénographie (Moulins. Auvergne)

Centre Régional du Livre (Bretagne)

Cité des arts de la rue (Marseille)

Ecole municipale des Beaux-Arts, (Marseille)

Ecole municipale des Beaux-Arts (Perpignan)

EPCC consacré au spectacle vivant (Bretagne)

La Rose des vents, scène nationale de Lille Métropole (Villeneuve d'Ascq. Nord-Pas-de-Calais)

Mandelieu-La Napoule Le Canet (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Mémoire de pierre : mégalithes en Morbihan (Carnac. Bretagne)

Mémorial national de la France d’Outre-Mer (Marseille Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Office de la langue bretonne

Opéra Toulon-Provence-Méditérranée (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Saint Laurent du Maroni, EPCC gérant les projets culturels de la ville (Guyanne)

Scène nationale de Bayonne et du Sud Aquitain

Site archéologique de Bibracte.

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mercredi 13 déc 2006

Littoral (3)

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L'EPCC vu de Bretagne, c'est pas simple et ça pose de bonnes questions...

Lire mes notes précedentes (25 août 2006 et 29 octobre 2006).

Dépêche du 12 décembre de l'Agence Bretagne Presse

Pour le Conseil Economique et Social Régional, l'EPCC n'est pas la réponse universelle
Session de décembre 2006

Commission Qualité de vie, culture et solidarités
Rapporteurs : M. Alain MONNIER et Mme Colette PERRODO

CREATION D'ETABLISSEMENT PUBLIC DE COOPERATION CULTURELLE DEDIE A LA GESTION D'UN CENTRE DE RESSOURCES REGIONAL SUR LE LIVRE ET LA LECTURE PUBLIQUE
1. Rappel des propositions du Président du Conseil régional
La Région a mis en place un dispositif d'aide à l'édition qui a permis la publication de 144 ouvrages en 2005. En outre, 18 manifestations consacrées au livre et à la lecture ont bénéficié du soutien de la Région à hauteur de 225.000 euros. Elle apporte enfin son appui aux deux principales structures régionales existantes dans le domaine du livre et de la lecture publique que sont l'Agence de Coopération des Bibliothèques et des Centres de Documentation de Bretagne (COBB) et le Centre Régional du Livre (CRL).
Le Président du Conseil régional propose, en partenariat avec l'Etat, les Départements et les autres collectivités volontaires de créer un Centre de ressources régional sous la forme d'un Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC).
2. Observations sur les propositions du Président du Conseil régional
Après une mise en place difficile, le CRL s'est constitué comme élément fédérateur des professionnels du livre et connaît des résultats divers. Une assemblée générale, tenue fin octobre, a donné un avis sur des domaines précis qui ne sont pas repris dans le document du Président. A ce stade, le projet semble peu avancé et le descriptif peu détaillé.
Dans ce contexte, le CESR peut-il s'engager ? Au-delà des enjeux immédiats, des questions se posent :
- Quels seront les liens maintenus avec les acteurs associatifs ?
- Jusqu'où peut aller l'engagement, la prise en charge publique, voire le contrôle du politique sur la culture ?
3. Avis sur les propositions du Président du Conseil régional
AVIS RÉSERVÉ à l'unanimité

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Arcadi_77_1

samedi 09 déc 2006

Brève de comptoir

Comptoir referencement google

Hier matin, j'étais très en avance pour le rendez-vous avec ma psy.

Plutôt que de piétiner dans le froid ou de croiser une autre âme tourmentée dans la salle d'attente, je suis allé prendre un café.

Au comptoir, un type qui en était déjà au blanc sec adressait cette remarquable pensée à un autre type qui finissait son demi :

"Ils ont chaque jour plus nombreux. T'es d'accord, t'es pas d'accord, mais des cons il y en a de plus en plus. Tu veux que je te dises? J'ai même l'impression que ceux de l'année prochaine sont déjà arrivés".

Du coup ma séance s'est mieux passé que d'habitude.

vendredi 08 déc 2006

L'édile et son théâtre

Thtre_1

Aimzon travaille dans un théâtre et rédige le blog CultureCom

Et puis je vais au théâtre, j’applaudis, je m’ennuie, j’use des fauteuils et je finis par rester dans une salle : suave mari magno… je reçois un salaire en regardant d’un œil aiguisé les autres transpirer. En échange je scribouille des articles, donne des conseils par ci par là, papote pas mal, organise des trucs, promotionne des artistes, enseigne sporadiquement et avec mauvaise humeur la communication culturelle. J’ai une belle vie, au fil de la rumeur. Alors, toujours au hasard, je cherche. Quoi ? Une éthique qui viendrait des arts. Hips, ça s’arrose !

Ce qui donne ce genre de chronique, véritable plongée dans le réel artistique et politique.

Entendu ce matin pendant un rendez-vous avec un adjoint aux affaires culturelles d’une ville de 20 000 habitants.

"Bon je vous le dis tout de suite: j'ai pas de budget. Le maire préfère investir dans le sport."

" Je voudrais plutôt des spectacles qui s’adressent à des élèves de quatrième et de troisième. On a pour les petits la marionnette, pour les grands le café-théâtre, l’impro, mais on n’a rien pour les quatrième troisième. "
" Ce spectacle là par exemple, je le prendrais pas : " un homme et une femme se déchirent". C’est trop noir. J’avais vu un drame qui mettait en scène des enfants au sein d’un divorce, c’est quand même pas bien pour les jeunes. "

" Il faut sortir les jeunes de leur collège et de leur lycée aussi, pas tout leur amener dans leurs salles de classe: il faut qu'ils sortent, sinon ils sont passifs, ils consomment."
" Si si, j'ai bien aimé ce spectacle, je trouve qu'il a vraiment une grande résonnance pour le théâtre actuel. Mais il y a des passages qui, je crois, pourraient choquer mon public. Moi ça m'a plu, mais je ne le programmerais pas dans ma ville: JE PENSE QUE CE N'EST PAS POUR MON PUBLIC. Moi je suis assez ouvert(e) sur le théâtre qui comme ça développe des idées, mais ma (mon) compagne (conjoint) n’a pas du tout aimé : elle/ lui préfère les spectacles un peu plus… enfin je me souviens plus vraiment pourquoi il/elle n’a pas aimé. "
" Le monde est trop violent : à la maison, à la télé, sans parler des affaires internationales… Je ne veux pas donner à voir aux jeunes des spectacles où il est question de divorce, de guerre, de… problèmes. Moi je veux une programmation qui puisse donner des valeurs positives, faire rêver un peu les jeunes. J’ai adoré Fauteuil d’orchestre parce que c’est un film qui véhicule des images positives, et on a besoin de ça quand même. J’ai pas du tout aimé Palais royal parce que, déjà c’est un très mauvais film, et en plus c’est très sombre. Le monde est trop violent, il faut qu’au théâtre on sorte un peu de notre quotidien. Il faut un peu de magie pour les jeunes. "

"Bon alors maintenant les dates: faut que ça rentre entre les moules frites du foot et le séminaire bidule. Il faut tout le temps que je me batte pour faire de cette salle un lieu culturel, mais le maire m'y colle toutes les manifestations de la ville. Si je refuse, il me dit que je suis coincé(e). Je suis coincé(e)."

"Vous pouvez vous occuper de la billetterie? Non parce que nous on doit imprimer les billets à la préfecture et ici les appels téléphoniques risquent de se perdre. En même temps il faudrait que les habitants repèrent bien que c'est de leur ville qu'il s'agit, que c'est leur ville qui organise, et que c'est dans leur ville que ça se passe."

CultureCom