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Dans Libération de ce jour j'apprend que "des chercheurs américains ont démontré que le sens de l'humour s'amenuise avec l'âge".
Arrivé au bureau je reçois d'Eric Fourreau (Editions de l'Attribut) cette info "à faire circuler"
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REUTERS
Par AFP
LIBERATION.FR : mardi 4 septembre 2007
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a tancé le directeur du Granit, scène nationale de Belfort, jugeant «déplacé» à l’égard de Nicolas Sarkozy l’éditorial de la plaquette de la saison 2007-2008 de ce théâtre subventionné. Le texte en cause, qui prend la forme d’un courrier du «metteur en scène associé» au théâtre Benoît Lambert à son directeur Henri Taquet, évoque «les conséquences profondes, et probablement désastreuses, sur le cours de nos existences» de l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.
Dans une lettre adressée à Taquet en date du 29 août, et dont une copie a été transmise mardi à l’AFP, Albanel s’émeut de ce texte qu’elle juge «particulièrement déplacé», estimant qu’«un théâtre investi d’une mission de service public et financé par l’Etat et les autres collectivités doit à son public le respect des choix et des opinions démocratiquement exprimés». «Vous foulez au pied cette exigence en attaquant, avec un sectarisme qui est la négation même de son action et de son style, un président de la République élu au terme d’une campagne exemplaire. Cela me choque profondément. Je tenais à vous le dire», conclut la ministre.
Interrogé par l’AFP, le directeur du Granit s’est dit «plutôt estomaqué». «Quand j’ai lu la lettre de la ministre, je n’y ai pas cru, sur le coup. Cet éditorial traite avec humour une espèce de déception post-électorale, je ne vois pas où est le drame», a fait valoir Henri Taquet, directeur depuis la saison 1991-1992 de la scène nationale de Belfort, après avoir été à la tête de celle de Calais.
«On a le droit de trouver que ce texte n’est pas rigolo, mais je suis étonné qu’il soit pris au pied de la lettre. Est-ce qu’on n’a plus le droit à l’irrévérence?», s’est-il interrogé.Taquet invoque en l’espèce «la liberté de l’artiste», Benoît Lambert, qui a rédigé sa lettre sur le ton de la joyeuse provocation.
Conclusion (toute provisoire) : on a l'âge de son insolence et je me sens aussi jeune que la vieille dame indigne.
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La suite... (sur le site de FR3 cette fin de journée)
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Le Syndeac défend M.Taquet
Le Syndeac (Syndicat des patrons d'établissements du spectacle) a apporté mercredi son "plus profond soutien" au directeur de la scène nationale de Belfort.
"Il ne saurait être question pour le Syndeac d'admettre que désormais chaque théâtre, chaque compagnie, chaque artiste, pour la raison qu'il serait subventionné par l'Etat, soit soumis à un code de bonne conduite parsemé d'interdits", écrit le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles dans un communiqué.
"Au même titre que la scène, la production éditoriale d'un théâtre est un espace de liberté, de pensée, de critique, qui ne saurait souffrir aucune exception", souligne le syndicat.
Interrogé mercredi par l'AFP, le président du Syndeac, Francis Peduzzi, directeur de la scène nationale de Calais, a rappelé qu'"historiquement, le ministre de la Culture était toujours du côté des artistes et des structures".
"Là il y a quelque chose d'un peu nouveau que je trouve extrêmement inquiétant", a-t-il ajouté.
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Post post
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A propos de la ministre de la culture, de l'action, du style et des campages exemplaires, ayez pour elle une pensée compatissante demain vers 13 heures.

Elle déjeune avec une autre Christine, une autre ministre. Une qui compte.
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