Powered by TypePad
Membre depuis 09/2004

« janvier 2008 | Accueil | mars 2008 »

février 2008

22 février 2008

Est-ce bien le moment?

Jml_2 

Tirer sur une ambulance c'est mal!

Est-ce donc bien le moment de débattre des politiques culturelles?

C'est (encore) la question du jour, posée par le Dr Kasimir Bisou (Jean-Michel Lucas) et relayée par l'Oiseau rare sur son blog. Allez-y... c'est en images!

Voir aussi dans la colonne de gauche (Table de chevet) le dernier ouvrage (Art, culture et éducation au coeur d'une passion) du promoteur de la Contre-lettre.

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO
audience en temps réel
real time audience measurement

= = = = = = =

referencement gratuit

Nous vous conseillons les annuaires suivants : annuaire 123 pagerank, annuaire du net gratuit, un repertoire de sites gratuit, annuaire des papillons, repertoire de sites, annuaire internet, sélection de sites, annuaire internet, annuaire internet et web malin et pratique. Site reference par création de sites internet et referencement 2010.

13 février 2008

Post scriptum

Jeanclaude_pompougnac_13_02

Post scriptum à ma note d'hier...

Dans Libération du 11 février, René Solis, sous le titre Un « Grenelle culturel » pas gagné

Annoncés par Christine Albanel en décembre dernier, les «entretiens de Valois» organisés par le ministère de la Culture avec les professionnels du spectacle vivant débutent ce lundi. Ils devraient s’achever à la mi-juin, afin que les conclusions éventuelles puissent être prises en compte dans l’élaboration du budget 2009.

Paroxysme.

En lançant ces entretiens, la ministre tente de désamorcer la colère du milieu du spectacle, après les coupes budgétaires annoncées à l’automne, où compagnie et institution s’étaient vu infliger une baisse moyenne de 6 % de leurs subventions d’Etat. Colère qui avait connu son paroxysme à la veille de Noël, quand le metteur en scène et cavalier Bartabas avait saccagé le bureau du directeur régional de l’action culturelle (Drac) d’Ile-de-France. Les choses se sont depuis légèrement arrangées. Le ministère a annoncé que tout le monde retrouverait finalement peu ou prou une subvention du niveau de celle de 2007.

Mais François le Pillouër, président du Syndeac (qui regroupe la majorité des employeurs du théâtre public) estime que c’est loin d’être le cas partout : si certaines régions ont remis tout le monde à niveau, d’autres traînent les pieds, et de nombreuses structures, notamment des compagnies, font état de baisses non compensées. Par ailleurs, la stricte remise à niveau se traduit quand même par une dégradation des comptes, vu l’inflation.

Mais la question des subventions n’est pas la seule en suspens. Beaucoup s’inquiètent des rumeurs persistantes d’un démantèlement du ministère de la Culture, au lendemain des élections municipales. Et même si ce n’est pas le cas, il n’est pas certain que Christine Albanel conserve son poste. Le contexte politique pourrait donc réduire la portée de ces entretiens.

L’objectif est ambitieux, qui vise à remettre à plat tous les dossiers : rôle de l’Etat et des collectivités locales dans le financement, labels et cahiers des charges, état de la création et de la diffusion, éducation artistique, formation, emploi (avec l’éternel retour de la question des intermittents), politiques européennes, etc. Les discussions ne seront pas bilatérales : d’autres ministères (Education nationale, Emploi, Affaires étrangères) sont conviés, de même que des représentants des collectivités locales. La crainte affichée par de nombreux professionnels est celle d’une confirmation d’un désengagement accru de l’Etat, au profit des collectivités, notamment les régions. Ils redoutent l’abandon d’une vision nationale en matière de création.

Clivages.

En fait, deux conceptions s’affrontent, recoupant en partie les clivages du début des années 70 entre tenants de l’action socioculturelle et défenseurs de la primauté de l’artiste. Aujourd’hui, l’opposition s’exprime entre ceux qui placent le concept de «territoire» au cœur de leur réflexion, et ceux qui estiment que tout doit s’articuler autour de l’artiste. Des débats qui transcendent les positionnements politiques : on trouve des tenants des deux positions à droite comme à gauche.

Les conceptions ne sont, bien sûr, pas toujours aussi tranchées, mais on peut dire que les défenseurs d’une conception territoriale ont plutôt le vent en poupe, au risque d’amplifier les tentations d’instrumentalisation de la culture. Ce qui reflète aussi une réalité : rarement les politiques ont semblé aussi éloignés du monde de l’art et de la création.

Ces clivages ne sont-ils pas, sous la plume du journaliste avisé (« recoupant en partie » ... « les conceptions ne sont, bien sûr, pas toujours aussi tranchées »... « on trouve des tenants des deux positions à droite comme à gauche »), la manifestation d'une symptomatique hémiplégie politique qui frappe désormais durablement les milieux artistiques?

C'est comme une réponse (et en même temps une confirmation) à cette catégorisation arbitraire (qui n'est que la formulation abstraite d' un rapport de forces hélas trop concret) que résonne le papier de Daniel Conrod (Télérama n°3031) Lettre de mission impossible qui évoque la contre-lettre dont on a déjà parlé ici.

Mais où sont-ils donc passés? On a beau parcourir en long, en large et en travers, la liste des signataires de la pétition adressée à Christine Albanel, il n'en font pas partie : patrons d'institutions prestigieuses, artistes reconnus, comédiens, danseurs ou circassiens, directeurs de scènes nationales et autres lieux du service public de la culture, tous ont le tête ailleurs. (...) Le cap des mille signatures a été atteint le 6 février grâce à des enseignants, animateurs, militants culturels, travailleurs sociaux, la plupart anonymes. Où sont les autres?

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO
audience en temps réel
real time audience measurement

= = = = = = =

referencement gratuit

Nous vous conseillons les annuaires suivants : annuaire 123 pagerank, annuaire du net gratuit, un repertoire de sites gratuit, annuaire des papillons, repertoire de sites, annuaire internet, sélection de sites, annuaire internet, annuaire internet et web malin et pratique. Site reference par création de sites internet et referencement 2010.

11 février 2008

Fin de partie.

Orly_2_2 Ce blog a très souvent évoqué les débats sur les politiques culturelles et renvoyé vers quelques réflexions pertinentes sur ces questions.


Avant d'aller naviguer vers d'autres rivages (entre cabotage et cabotinage, qui sait?) et pour ne pas conclure sur l'improbable refondation d'une action publique digne de ce nom en faveurs des arts, de la culture et des citoyens...

Dans le numéro 3028 du magazine Télérama, Daniel Conrod concluait ainsi un papier intitulé Y a-t-il encore un ministère de la culture ?:

L'ennui dans cette histoire, c'est que la Rue de Valois tout comme la gauche culturelle ont longtemps méprisé toute espèce de réflexion autour de l'évaluation de leurs actions au seul motif que l'art et la culture n'ont pas de prix. Et quand il aurait fallu réinventer une politique culturelle et repenser un service public de la culture pour le troisième millénaire, tous ou presque ont attendu qu'on les leur impose. Nous y voilà. Peut-être voyons-nous apparaître les premiers signes de la rupture tant annoncée par Nicolas Sarkozy au fil de sa campagne électorale.

C'est exactement ce que je pense, ce que nous sommes un certain nombre à penser.

Une illustration majeure avec le texte de Philippe Livar (haut fonctionnaire au Ministère de la Culture) , publié sur le site La Forge, un think thank de gauche (et néanmoins francophone).

Or, les politiques culturelles doivent garantir la liberté absolue de création et n’exiger des artistes aucun engagement social qui ne relève que de leur propre volonté. L’œuvre a une valeur en soi et ne se conçoit pas en fonction de sa réception par la société.
Il en va autrement des diffuseurs. Ils ne peuvent se dérober à leurs missions de service public, le plus souvent clairement identifiées dans les contrats ou les conventions qui cadrent l’objet du financement public dont ils bénéficient.
Mais à chaque fois que cette distinction est soulignée, elle soulève d’étranges oppositions parmi les professionnels de la culture. Les plus médiatisés d’entre eux réfutent cette distinction et ne souhaitent évoquer que la question globale de leurs moyens financiers.
Pour avoir souvent reculé devant ces corporatismes, la gauche a perdu une partie de son magistère. Désormais, le ministre qui veut durer ne touchera plus à rien dans l’équilibre du jeu triangulaire institué entre les professionnels, les collectivités locales et l’Etat. Dans ce jeu centré sur ses seuls acteurs institutionnels, un grand absent n’est plus jamais sollicité: le citoyen.

Changer les méthodes de réflexion

La critique de la méthode peut sembler de pure forme, mais elle touche bien plus au fond qu’il n’y paraît. Il est troublant de constater que la réflexion sur la politique culturelle se déploie toujours à partir de la consultation des artistes ou des professionnels. Il n’y a pas en la matière de recueil systématique des aspirations citoyennes.
Si l’on essayait de transférer cette méthode à d’autres interventions publiques, pourrait-on imaginer, par exemple, que l’on propose une politique publique de la santé sans s’intéresser un peu à l’état sanitaire de la population ?
Le citoyen est devenu l’impensé des politiques culturelles de gauche. Cette réalité prend tout son éclat à l’occasion des élections présidentielles. Absent de leur conception, on lui inflige, de surcroît, le rituel des comités pipole ou des parrainages prestigieux censés prouver l’attachement à la culture de telle candidate ou la profondeur de la pensée de tel autre, en dépit des apparences.
Puis, très vite, les programmes sont en majorité accaparés par les problématiques du spectacle. Ce secteur d’activité sera ensuite surreprésenté dans la médiatisation de l’action des pouvoirs publics au détriment d’autres domaines tout aussi fondamentaux pour la transmission culturelle.
Il se joue, bien sûr, dans cette surreprésentation du spectacle et de ses professionnels l’éternelle symbolique de la relation entre les artistes et le pouvoir. L’artiste est toujours le plus beau miroir du Prince mécène.

Lire le texte de Philippe Livar sur le site de La Forge

A plus... qui sait?

Bon nouvel an chinois, bon carême, bonne Saint-Valentin et bonnes municipales.

EP2C

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO
audience en temps réel
real time audience measurement

= = = = = = =

referencement gratuit

Nous vous conseillons les annuaires suivants : annuaire 123 pagerank, annuaire du net gratuit, un repertoire de sites gratuit, annuaire des papillons, repertoire de sites, annuaire internet, sélection de sites, annuaire internet, annuaire internet et web malin et pratique. Site reference par création de sites internet et referencement 2010.