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avril 2008

30 avril 2008

Sauver la culture?

La chose artistique (suite)...

Sauver la culture?

Mais à quoi bon puisque nous sommes tous des artistes?

tous des artistes.com, c'est le nom choisi pour le site internet qu'Hewlett-Packard consacre à sa nouvelle campagne promotionnelle.

Avec ce slogan Révélez l'artiste qui est en vous.

En fait un banal concours d'amateurs : "votre photo à la une du magazine Photo; vos vidéos diffusées sur la chaîne W9; vos créations graphiques publiées dans Technikart

En prime une série de spots, plus ou moins rigolos

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Puisque je vais désormais m'intéresser à la question de l'imposture, je parlerai peut-être aussi de l'imposture artistique assez bien illustrée par ce coup de pub dans l'air du temps.

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Remarque sur les nouvelles (fâcheuses?) orientations de ce blog

Ce blog a été ouvert le 20 septembre 2004.

Il a été consacré, pour l'essentiel, à la mise en oeuvre des deux lois (2002 et 2006) permettant aux collectivités publiques de créer des établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ces informations ont suscité l'intérêt de quelques personnes; elles restent donc ici archivées de même que quelques considérations sur les politiques culturelles, les débats autour d'icelles et certains aspects de la vie administrative (sans oublier quelques traits d'humeur ou d'humour).

Il n'est pas exclu que ce journal se consacre désormais à de nouveaux centres d'intérêt.

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Lire en diagonale, penser de travers, écrire à bâtons rompus.

(Germaine Destrigaux, Des horizons dérisoires, Calmann Levy,1936)

Tous ceux qui voudront traiter séparément de la lutte des classes et de la guerre des sexes ne comprendront jamais rien, ni à l'une, ni à l'autre.

(Kurt Schlumberger, Contribution à une sociologie de la radicalité, trad. française Félix Alcan, 1912).

Croire dure comme faire.

(Bienheureuse Solange de la Sainte Trinité, Lettre à son directeur spirituel Editions du Cerf, 1958)

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24 avril 2008

La pédagogie au secours de la rupture.

Blog_pompougnac_24_04

Ce soir, le Président nous parle.

Ce matin, j'ai entendu, sur RFI, un de ses proches amis politiques annoncer qu'il allait lors de cette grande intervention télévisuelle « faire la pédagogie de ses réformes ».

On ne peut mieux signifier l'impasse d'un an de rupture qu'en ressortant cette vieille lune : quand le politique est mal en point, il essaie de se refaire une santé avec la pédagogie.

Cette confusion du politique et du pédagogique est entretenue non seulement par l'empire du scolaire sur le social mais aussi par la façon dont le personnel politique conçoit son action. Quand il s'admoneste lui-même, il emploie comme synonymes ces deux injonctions : « il faut communiquer », il faut faire de la pédagogie ». Qu'une décision puisse être impopulaire, que l'opinion se révèle rétive aux orientations des gouvernants, que le suffrage des citoyens sanctionne ce qui leur semble être une mauvaise politique et on cherche où est le « déficit de communication ». Les politiques se considèrent comme ces professeurs de mathématiques dont parlait Bachelard, qui ne comprennent pas que l'élève ne comprenne pas. Ils veulent un peuple d'écoliers, de préférence pas trop mauvais élèves. Les armes de la politique s'appauvrissent et semblent se réduire au répertoire étriqué de la pédagogie de la séduction.

La confusion du politique et du pédagogique; Illettrisme, tourner la page? Jean-Claude Pompougnac Hachette, 1996.

Du même excellent auteur, voir aussi sur ce thème Citoyen du monde ou conseiller du prince? in A quoi pensent les philosophes?, Autrement n°102, novembre 1988.

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Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire publie un ouvrage collectif.

Cvuph

Guy Môquet, Jaurès, les colonies, et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques.

Cet usage immodéré a mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président. Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions ?

Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy, pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »…

Toujours sur le site du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire, on trouvera une contribution de Vincent Chambarlhac Deux ou trois choses que l'histoire des arts suppose à l'école primaire.

Le projet de nouveaux programmes pour l’Ecole primaire, soumis à consultation (20 février 2008) place sous les feux de la rampe l’introduction d’une démarche nouvelle, l’histoire des arts. Par son pluriel, elle semble se démarquer de l’histoire de l’art, discipline canonique inextricablement liée au système des beaux arts ; pour autant, son institutionnalisation présage peut-être à sa fondation comme discipline d’enseignement. L’Histoire des arts, telle qu’elle semble se définir à partir des textes soumis à consultation, ne surgit pas du néant institutionnel. La démarche procède certes du contexte politique, des promesses de campagne – qui témoignaient par ailleurs d’une sidérante méconnaissance des réalités des dispositifs divers de l’art à l’Ecole -, mais elle s’inscrit aussi dans l’horizon de l’option Histoire des arts, enseignée en lycée comme spécialité de la filière littéraire depuis 1991, reconnue comme enseignement pour une part des CPGE (1). On le pressent, l’Histoire des arts telle que déclinée pour l’enseignement primaire annonce pour une grande part ce qu’il en sera en collège. Pour le lycée, rien ne filtre encore, mais tout donne à penser, par la centralité de l’histoire des arts comme point commun de disciplines affines (l’histoire / géographie, les enseignements artistiques, les langues au collège), un redécoupage global. Les propositions pour l’Ecole primaire relèvent d’un dispositif plus ample, dans lequel l’histoire a largement partie liée (ne serait-ce qu’au titre des 25% du volume horaire annuel en collège laissé à l’histoire des arts dans le cadre de l’enseignement d’histoire / géographie).

Ce sont donc deux ou trois choses que l’Histoire des arts suppose, et qu’implique l’effet de seuil franchi d’une option à sa généralisation. Les réflexions qui suivent sont évidemment transitoires, les hypothèses formulées pouvant rapidement se révéler caduques ou au contraire vérifiées, au rythme galopant des déclarations d’intention, des textes prescripteurs.....

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18 avril 2008

Quand Aimé écrivait à Maurice

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Il y a deux manières de se perde : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ».
Ma conception de l’universel est celle d’un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers.

(Aimé CESAIRE).

Greg a 22 ans, il est diplômé d'un "IEP de province" étudiant en master II de sociologie politique.
Son blog s'appelle ARRETS SUR LES MOTS et aujourd'hui il a la bonne idée de publier une lettre d'Aimé Césaire à Maurice Thorez.

Une lettre du 24 octobre 1956 qui se termine ainsi :

Je sais bien. On nous offre en échange la solidarité avec le peuple français ; avec le prolétariat français, et à travers le communisme, avec les prolétariats mondiaux. Je ne nie pas ces réalités. Mais je ne veux pas ériger ces solidarités en métaphysique. Il n’y a pas d’alliés de droit divin. Il y a des alliés que nous impose le lieu, le moment et la nature des choses. Et si l’alliance avec le prolétariat français est exclusive, si elle tend à nous faire oublier ou contrarier d’autres alliances nécessaires et naturelles, légitimes et fécondantes, si le communisme saccage nos amitiés les plus vivifiantes, celle qui nous unit à l’Afrique, alors je dis que le communisme nous a rendu un bien mauvais service en nous faisant troquer la Fraternité vivante contre ce qui risque d’apparaître comme la plus froide des abstractions. Je préviens une objection. Provincialisme ? Non pas. Je ne m’enterre pas dans un particularisme étroit. Mais je ne veux pas non plus me perdre dans un universalisme décharné.
Il y a deux manières de se perde : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ».
Ma conception de l’universel est celle d’un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers. Alors ? Alors il nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d’inventer au lieu de suivre ; la force « d’inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent. En bref, nous considérons désormais comme notre devoir de conjuguer nos efforts à ceux de tous les hommes épris de justice et de vérité pour bâtir des organisations susceptibles d’aider de manière probe et efficace les peuples noirs dans leur lutte pour aujourd’hui et pour demain : lutte pour la justice ; lutte pour la culture ; lutte pour la dignité et la liberté ; des organisations capables en un mot de les préparer dans tous les domaines à assumer de manière autonome les lourdes responsabilités que l’histoire en ce moment même fait peser si lourdement sur leurs épaules.
Dans ces conditions, je vous prie de recevoir ma démission de membre du Parti Communiste Français.
Aimé Césaire, Paris, le 24 octobre 1956.

Merci Greg.

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16 avril 2008

L'héroïne VS l'anorexie

Jdodu_2_2 

En savoir plus sur Juliette DODU

03 avril 2008

Pas de printemps pour les lamas...

Blog_pompougnac_03_04

Se pourrait-il qu'à Montpellier, l'Ombre jaune ait encore frappé?

Source AFP

La direction du festival "Le Printemps des comédiens" de Montpellier a renoncé à inviter une troupe de moines tibétains qui devait s'y produire à 10 reprises, craignant notamment que les événements au Tibet ne provoquent des manifestations anti chinoises.

Du fait des événements au Tibet, "je ne suis pas en mesure de garantir que le spectacle se déroulera dans les conditions de sérénité nécessaires à une pièce de théâtre masqué tibétain", a expliqué mercredi à l'AFP le directeur du festival, Daniel Bedos. 

Ce dernier a indiqué que des personnes avaient déjà manifesté leur intention de profiter des représentations de la pièce "Safran", qui devaient être données par une quinzaine de moines tibétains, pour "leur témoigner leur sympathie", et sans doute protester contre la Chine.

Daniel Bedos était en relation avec "l'Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger" pour l'organisation de ce spectacle.

Or, après les événements au Tibet, les autorités chinoises lui ont demandé s'il pouvait garantir "qu'il n'y aurait pas de problèmes" tout au long des représentations. "Je ne suis pas en mesure de le faire", a-t-il dit, soulignant qu'il ne voulait pas passer son "temps à jouer les gendarmes durant le festival".

Les représentations de Safran ont donc été reportées à une date postérieure aux Jeux olympiques de Pékin.

M. Bedos n'a pas eu de contact direct avec les moines tibétains depuis cette décision.

Le Printemps des comédiens a été créé à Montpellier en 1987. Il accueille chaque année, au mois de juin, dans les domaines du thé?tre et du spectacle vivant, de 20 à 25 spectacles et plus de 45.000 spectateurs payants, selon l'Association Printemps des comédiens.

Cette année, la 22e édition se tiendra du 5 au 30 juin.

IMPORTANT.

Lire ci-dessous, le commentaire de Ti Bouche bée (que je remercie vivement pour ces utiles précisions).

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02 avril 2008

Deux mariages (forcés) et un enterrement (prévisible)

Orly_2

Une des fausses informations du 1er avril se fondait sur une heureuse initiative culturelle apparue il y a peu sur la toile.

Il existe sur le Net* un Comité de défense et d'illustration du point-virgule, dont les membres s'engagent à « chanter ses louanges en toute occasion » et à l'utiliser « chaque fois que ce sera approprié ». Serment digne de celui des Horaces ! Sans faire partie de la confrérie, nous agissons dans l'ombre, rajoutant ces points-virgules décriés avec le sentiment d'accomplir un — petit — acte de résistance. Auquel s'ajoute, si le point-virgule se substitue à un point, le plaisir de rallonger la phrase, qui a ces temps-ci tendance à rétrécir.

[*Ce Comité a aujourd'hui disparu de la Toile.]

Le site du Monde a donc repris hier cette information :

Rue 89.com rebondit sur la polémique suscitée par une éventuelle suppression du point-virgule et révèle la création d'une commission pour la réhabilitation du signe de ponctuation dans les documents administratifs. Ici encore, fausses preuves à l'appui, le site produit une lettre de mission à l'en-tête de la présidence de la République confiant au député Benoist Apparu l'honorable tâche d'instaurer l'"usage obligatoire d'au moins trois points-virgules dans chaque document administratif" ; une vidéo montre le linguiste et complice du canular, Alain Rey, confirmer avoir été approché pour présider la commission. Les réactions des internautes laissent également songeur quant à leur authenticité : un seul commentaire semble relever la blague, les autres soutiennent la proposition ou se moquent de l'initiative de l'Elysée sans sembler douter un seul instant de la véracité de l'information.

Un signe de ponctuation qui n'a pas disparu du blog de Françoise Benhamou, c'est le point d'interrogation. Evoquant (avec sagacité et pertinence) les nouvelles responsabilités confiées par le Président de la République à Eric « Ganelon » Besson dans le domaine de l'économie numérique, elle titre son billet Vers un affaiblissement du ministère de la Culture ? Chacun jugera comme bon lui semble si ce point d'interrogation est superflu, superfétatoire, ornemental ou pléonastique.

Reste que la lecture des nombreux commentaires apportés à cette analyse rigoureuse du rétrécissement du champ de compétences du ministère confié à Madame Albanel, permet de découvrir outre le petit dessin suivant

Sakulturefe5

une mention d'une émission de France Culture

Cet après-midi, sur France Culture, "sur les docs", un documentaire sur la "désobéissance civile" (un peu confus mais bon) ; au passage une interview d'un haut fonctionnaire, énarque qui a démissionné à deux reprises de ses fonctions, parce qu'il trouvait les budgets de la culture en totale contradiction avec les beaux discours...

Présentation de l'émission disponible encore quelques jours en podcast sur le site de France Culture

(Désobéissances (1/5) - Une petite histoire de la désobéissance

Un documentaire de Simon Guibert et Yvon Croizier

Désobéir ? Oui, mais comment ?
Pour la philosophe américaine Hannah Arendt, « les campagnes de désobéissance civile bien organisées peuvent avoir une efficacité remarquable pour obtenir les modifications juridiques que l’on peut estimer désirables. »
Pour la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui accompagne la constitution du 24 juin 1793, « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (article 35).
Et l’on ne parle pas de Socrate buvant la ciguë ni de Suicide mode d’emploi, forme ultime de désobéissance…
Ce « Sur les docks » ébauche une histoire non-exhaustive de la désobéissance depuis 1945, brisant parfois cette évocation forcément incomplète pour laisser la parole à ceux qui en ont fait l’expérience.
De la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale au « Manifeste des 121 », de mai 68 au démontage du restaurant Mac Donald de Millau, de la désobéissance d’un haut fonctionnaire à la pétition des cinéastes contre les lois Debré de 1997…

Avec :
François Barré, ancien président du Centre Georges Pompidou, président des Rencontres photographiques d’Arles ;
José Bové, syndicaliste, paysan ;
Gilles Luneau, journaliste-écrivain ;
Jean-Marie Muller, philosophe, co-fondateur du Mouvement pour une Alternative Non-Violente ;
Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste.

La voix de Dyonis Mascolo, écrivain.
Des archives de l’INA

Producteur coordonnateur : Alexandre Héraud
Producteur délégué : Simon Guibert
Réalisation : Yvon Croizier

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Quant au titre du présent billet, il renvoie au nième communiqué de l'Agence Bretagne Presse sur la création par cette région de deux EPCC

Le CRLB va donc disparaître dans quelques jours, comme disparaîtra aussi l'Agence de coopération

des bibliothèques et centres de documentation en Bretagne (COBB), fondée elle en 1985 et basée

à Rennes.  Les personnels des deux associations sont repris par l'Établissement public de coopération

culturelle (EPCC), Livre et lecture en Bretagne, qui a été créé, il y a quelques semaines par un arrêté

préfectoral et dans lequel les acteurs du livre en Bretagne n'auront plus aucun pouvoir délibératif,

mais seront indirectement représentés au sein d'un conseil consultatif.

L'association Musique et danse de Bretagne (ex Arcodam), jusqu'ici basée à Châteaugiron, près de Rennes, et l'association Théâtres en Bretagne,

basée à Saint-Brieuc qui joue le rôle de lieu de ressource, de rencontre, d'information et de formation

pour le théâtre et la création théâtrale en Bretagne, ont aussi fusionné, formant un autre EPCC.

Les personnels de ces deux EPCC vont être installés prochainement ensemble dans une ancienne école

désaffectée et promise à la démolition dans les années à venir, rue Guy Ropartz, dans le quartier

de Maurepas, à Rennes.

Cette transformation a suscité de nombreux remous chez tous les acteurs du domaine du livre en

Bretagne – écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires – dont beaucoup y ont vu un grave recul de la

démocratie participative et une mainmise bureaucratique sur un secteur important de la vie culturelle

de la Bretagne, conduisant de toute évidence à écarter de toute responsabilité réelle les représentants

des professions du livre. Cette inquiétude est d'autant plus vive que le Conseil régional n'a toujours pas

défini d'objectifs dans le domaine du livre en Bretagne et ne s'est donné encore aucune politique

cohérente et bien lisible dans ce domaine.

Son action paraît s'être bornée à financer en grande partie un (beau) stand collectif des éditeurs bretons

chaque année au Salon du livre de Paris, à apporter au coup par coup une aide à un certain nombre

de projets et d'opérations, dans la continuité de ce que faisait auparavant la précédente majorité,

mais sans vision d'ensemble et sans réelle ambition pour la Bretagne, semble-t-il.

Lire le communiqué

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Blog_pompougnac_02_04_2 Pour finir, et faire suite à ma note d'hier :

Wikigender is your online platform to find and exchange information related to gender equality. The website is work in progress and benefits from your active participation. Users are invited to comment on or improve existing articles, and to create or upload new documents. By providing a platform to share experiences and to learn from each other’s knowledge, Wikigender will contribute to a better understanding on the situation of men and women around the world

Le site Wikigender

Et, en bonus (merci Caroline B.) :

Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais

Par Elsa Dorlin

Le recueil d’articles de Donna Haraway publié récemment en France sous le titre Manifeste cyborgdevrait constituer un événement comparable à la traduction en 2005 de Gender Troublede Judith Butler, et ainsi contribuer à redéfinir notablement les termes des débats qui animent la mouvance féministe.


Le recueil d’articles de Donna Haraway publié sous le titre Manifeste cyborg, en référence à son texte le plus connu, constitue, en France un événement comparable à la traduction en 2005 de Gender Trouble de la philosophe Judith Butler. Soutenue par des politiques éditoriales courageuses, volontaristes ou tout simplement lucides, la pensée féministe anglophone contemporaine a désormais droit de cité en France. Au gré des slogans, des notes de bas de page, des références théoriques, des problématiques inédites et des « acclimatations » disciplinaires des oeuvres de quelques grandes figures de la théorie féministe [...]

Ouvrage recensé par La Revue internationale des livres et des idées.

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01 avril 2008

T'as trouvé ça où?

Le pouvoir a-t-il un sexe?

Le mouvement féministe, qui a pris de l’ampleur en Europe et gagne en reconnaissance, se trouve confronté dans le même temps à un risque de dilution et de brouillage de ses objectifs, à un affaiblissement de ses capacités de mobilisation.

Face à un pouvoir patriarcal omniprésent et face à des pouvoirs politiques très résistants et capables d’intégrer certaines revendications des femmes sans pour cela remettre en question le rapport de forces établi en leur faveur, le mouvement féministe doit aujourd’hui repenser sa stratégie et oser poser la nécessité non seulement de préserver et d’acquérir des droits mais aussi de construire une puissance politique.

Il faut alors nous confronter à ce que nous refoulons : la question du pouvoir.

Qu’est-ce que le pouvoir ? Sa fonction, sa matérialité, son exercice. Mais aussi ce qui contribue à le reproduire.

Dans ce processus de reproduction les femmes ne seraient-elles que des victimes ? Ne devons-nous pas nous interroger sur la part qui nous revient de le soutenir et par là même ne pas oser remettre en question les fondements mêmes du pouvoir ? Comment sommes-nous prises dans une idéologie que nous combattons ? Voila les questions que nous proposons de poser pour éclairer notre action.

Prochaine séance :

2. Pouvoir et consentement
Les femmes et la demande absolue

Les féministes sont-elles trop sages ?

Avec Geneviève Fraisse, philosophe.

Lundi 7 avril 2008

En savoir plus, sur le site de la Fondaiton Gabriel Péri

Blog_pompougnac_01_04

Alors, t'as trouvé ça où?

Sur l'un des mes excellents tableaux de bord qui permettent de se tenir au fait de l'actualité des think tank ou laboratoires d'idées, si vous préférez.

Par exemple, celui proposé par Netvibes.

Ce tableau de bord vous propose les dernières publications, automatiquement actualisées d'une liste non exhaustive de clubs de réflexions (think tank) en France et dans le monde. Il est à la disposition des chercheurs, des journalistes et des citoyens intéressés par les grands problèmes économiques et géopolitiques contemporains.

Cet outil a été développé, en partenariat avec Netvibes, par la Fondation Res Publica (www.fondation-res-publica.org), fondation de recherche reconnue d'utilité publique en décembre 2005, et l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).
Il est actualisé régulièrement avec la mise en place de flux RSS sur une majorité des sites Internet des think tanks. De nouveaux onglets géographiques devraient être mis en place.

Ou encore, la liste fort bien faite des think tank français mise au point par nonfiction.

Après la défaite de 2007, la gauche réorganise ses idées en 2008. Telle est l’impression qui se dessine autour de l’apparition de nouveaux think tanks, la multiplication des initiatives, des fondations et des clubs dans la gauche française.

nonfiction.fr a mené l’enquête et propose une présentation de cette nouvelle cartographie des think tanks, à la fois les nouveaux projets à gauche, mais aussi un rappel des fondations plus traditionnelles au centre ou à droite.

Voir aussi Think tank watcher 

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