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mai 2008

31 mai 2008

Choses vues

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Anthropmorphisme

Avis_3 

Cette affiche est placardée dans le hall du bâtiment B. Quand j'ai lu :

Vous avez la possibilité de vous séparer de vos encombrants

j'ai éprouvé une certaine gène

Je ne sais pas vous, mais selon moi, on se sépare d'un collaborateur, d'un conjoint, d'un associé et on se débarasse d'une machine à laver hors service ou d'un sommier défoncé.

II est vrai, néanmoins que certains patrons se débarassent de leurs salariés comme on traite un objet.

Allez savoir ce qu'on fait d'un encombrant quand ce n'est pas une chose?

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Cheveux longs, idées courtes.

Shampoing

Vieille sentence mysogine qui s'est ensuite étendue aux garçons de la fin des années 60 qui trouvaient élégant de se les laisser pousser.

Tout cela est dépassé. La cosmétique n'a plus de limites. Un shampoing intelligent pour muscler mon QI, quel aubaine!

* * * * *

Qui a bu boira.

Lait_solidaire

Je connaissais l'apéro convivial, l'expresso qui réveille et le rouge qui tache. Voilà le lait solidaire en attendant le jus de tomate citoyen, le diabolo menthe fraternel et le gaspacho durable.

* * * * *

La question du 26 mai 2008 :

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

La réponse

" Le peuple, c'est à nous de l'organiser. C'est à nous de l'organiser pour abattre la réaction en Chine. Tout ce qui est réactionnaire est pareil: tant qu'on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C'est comme lorsqu'on balaie: là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même."

La Situation et notre politique après la victoire dans la Guerre de Résistance contre le Japon (13août 1945), Oeuvres choisies de Mao Tétoung, tome IV

Le lot pour les heureux gagnants

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Pub-mao-zedong
Vidéo envoyée par hitsugaya-toshiro

 

28 mai 2008

Un nouvel EPCC en Ile-de-France

Blog_pompougnac_28_05_2 referencement google

Roger Fajnzylberg, ancien maire de gauche de Sèvres (92) tient un blog

Il nous y apprend que François Kosciusko-Morizet (le nouveau maire, de droite) lui a fait savoir qu'il souhaitait proposer son nom pour sièger au conseil d'administration d'un nouvel EPCC en qualité de personnalité qualifiée.

En le remerciant sincèrement, je lui ai fait part de mon acceptation.

La note qu'il consacre à cet événement consitue une intéressante leçon de choses sur la mise en place d'un EPCC. En outre, c'est le premier cas de figure, en Ile-de-France, d'un EPCC crée entre deux communes.

Depuis plusieurs années, la municipalité de Sèvres s’est interrogée et a étudié l’évolution du mode de gestion du Sèvres Espace loisirs (SEL), principal équipement culturel de la ville de Sèvres.
Depuis son ouverture, le SEL était géré par une association régie par la loi de 1901, avec laquelle la commune de Sèvres a signé une convention de délégation de gestion le 26 mai 1988.
Dans ses observations définitives sur la gestion de la commune de Sèvres entre 1998 et 2003, la Chambre régionale des comptes, tout en reconnaissant la sincérité et la régularité des comptes de
l’association, et par voie de conséquence le bon emploi des subventions versées par la ville de Sèvres, a attiré l’attention de la municipalité de Sèvres sur le risque de voir qualifier l’association
« d’association transparente » et a recommandé une révision des statuts afin de consacrer une autonomie de ses organes de direction.
Trois hypothèses se présentaient alors : celle de la révision des statuts de l’association afin d’essayer d’éviter toute critique sur le mode de gestion, celle de la création d’une société d’économie mixte (SEM), celle de la création d’un établissement public de coopération culturelle en application de la loi n°2002-6 du 4 janvier 2002 .
C’est la dernière hypothèse qui a été privilégiée par la ville de Sèvres, en raison de l’opportunité créée par la loi de 2002 de revenir à une gestion sous statut public, solution d’autant plus réaliste que
le législateur est venu préciser et assouplir en 2006 (loi n°2006-723 du 22 juin 2006) le dispositif initialement prévu par la loi de 2002, notamment dans le cas d’une reprise d’activités gérées jusque là par une association.
Sur proposition du Maire de Sèvres, l' établissement public de coopération culturelle entre la commune de Sèvres et la commune de Chaville pour la reprise des activités de l’association « Sèvres Espaces Loisirs » et la gestion du SEL.
L’EPCC a été créé sous la forme d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
L’ensemble des salariés de l’association, à l’exception du directeur, devaient été repris dans les conditions fixées par leurs contrats de travail à durée indéterminée et rester salariés de droit privé.
Seul le directeur avait vocation à devenir agent public et poursuivre son activité dans le cadre d’un contrat de droit public d’une durée déterminée de 3 ans. Par ailleurs, un comptable public sera nommé par le trésorier payeur général.
Les actifs de l’association, une fois sa dissolution prononcée, ont été affectés à l’EPCC.
L’EPCC sera administré par un conseil de 20 membres : le Maire de Sèvres, 10 représentants de la ville de Sèvres, 2 représentants de la ville de Chaville, 5 personnalités qualifiées et 2 représentants élus par le personnel de l’établissement.
Enfin, l’EPPC dont la comptabilité sera tenue conformément à la comptabilité communale, bénéficiera d’un apport initial des deux collectivités de 42 000 € (35 000 € pour Sèvres, 7 000 € pour Chaville) lui servant en quelque sorte de fonds de roulement. La réglementation l’autorise, par ailleurs, à percevoir des subventions d’équipement et d’exploitation de la part des collectivités territoriales fondatrices.
Le projet de statuts a été adopté par délibérations concordantes des deux conseils municipaux, et le
Préfet des Hauts-de-Seine a crée l’EPCC par voie d’arrêté

L'autre intérêt de cette note, c'est l'auto portait et le parcours de Roger Fajnzylberg qui se présente comme « un homme de gauche engagé dans la nouvelle majorité présidentielle qui dit ce qu'il pense et qui pense ce qu'il dit .» Extraits :

J'ai exercé des mandats électifs dans le syndicalisme étudiant entre 1966 et 1972, à la Mnef section de Paris, et à l'Unef, où j'ai été de 1969 à 1972, secrétaire national de l'Unef Renouveau.

Entre mars 1977 et mars 1989, j'ai été élu municipal à Sèvres, comme conseiller municipal, adjoint au Maire et Maire de 1978 à 1983.

Entre mars 86 et septembre 90, j'étais Conseiller Régional d’Ile de France, Vice-Président de la Commission des Affaires Scolaires et de l’Université.

J'ai été membre et responsable au sein du parti communiste français, que j'ai quitté en 1981, en même temps que Henri Fiszbin, avec qui j'avais fondé le groupe Rencontres Communistes, qui se prononçait pour une transformation démocratique du parti dans le cadre d'une vision réformatrice de la société et d'une critique du socialisme soviétique.

J'ai adhéré au Parti socialiste en 1986, dont j'ai été membre du Conseil National.
J'ai choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'occasion des présidentielles de 2007. Je me situe dans le pôle de gauche en formation pour participer à la majorité présidentielle nouvelle.

J'avais crée l'association Sèvres Demain qui visait à rassembler les sévriens de gauche. j'en ai quitté la présidence en mai 2007.

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26 mai 2008

Tutti frutti

Blog_pompougnac_26_05 referencement google

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#1

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

# 2

Lu sur Rumeurs du net, le blog de Musee, cette information scientifique :

L'institut bulgare de recherche contre le cancer, deuxième centre mondial d'étude en cancérologie, vient de rendre publique une étude plutôt surprenante, longtemps gardée confidentielle.
Cette étude, entamée il y a 7 ans portait sur une éventuelle corrélation entre le régime politique d'un pays, et le nombre de cancers du sein qui y étaient recensés.

Lire la suite...

# 3

Répliques

Sur Mediapart, la note de Jean-Louis Fabiani Un samedi ordinaire avec Monsieur Finkielkrault a recuelli 101 commentaires.

Samedi 9 mai. Le programme de France-Culture annonce un débat intéressant entre Serge Audier, auteur de la Pensée anti-68 (la Découverte) et de Jade Lindgaard (Mediapart) sur le thème : Mai 68. Quel héritage et pour qui ? L'émission s'appelle Répliques : elle est animée par Alain Finkielkraut. Les choses commencent bien : les deux invités peuvent exprimer leur point de vue. L'un et l'autre ont des choses à dire. Ils les disent posément. L'animateur a une fâcheuse tendance à tirer la couverture à lui, et à dire "je" à tout bout de champ.

Lire la suite et les commentaires

# 4

A nos anciens combattants, la note d'Yves Michaud sur son blog Traverses a suscité 29 commentaires.

J'éprouve un curieux sentiment à lire tous ces retours à Mai 1968. Pas de nostalgie mais parce que c'est toujours des mêmes qu'il est question, des maoïstes, ceux qui précisément furent absents de 1968 mais en devinrent ensuite les exégètes et les bénéficiaires.

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# 5

Nonfiction.fr, le portail des livres et des idées présente le nouveau think tank Terra Nova

La volonté de la nouvelle Fondation est de constituer un camp progressiste capable d’agir et de formuler des "propositions concrètes au profit des leaders politiques" afin de "contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne". Présidé par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et proche de Dominique Strauss-Kahn, Terra Nova regroupe responsables politiques, intellectuels et personnalités de la société civile dans un camp progressiste allant des réformistes du PCF au Modem. Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit, occupe, par exemple, la place de directeur éditorial. On retrouve aussi Michel Rocard, l’ancien Premier ministre socialiste, à la présidence du conseil d’orientation scientifique

A la suite de cette note une intéressante liste des think tanks français

# 6

Sur Territorial.fr, François Deschamps fait le point sur la situation présente de l'éducation populaire.

L'histoire des mouvements d'éducation populaire est parsemée de crises (crises institutionnelles, identitaires, de générations), notamment de la fin des années 60 aux débuts des années 90. Elles sont à relier à une évolution rapide et fondamentale de leur mode de relation avec l'Etat. Alors que l'éducation populaire tirait ses forces de l'initiative privée que l'Etat se contentait d'encourager, au pire d'ignorer, elle a été rattrapée d'abord par le développement de « l'éducation permanente » (loi de 71), qui était une initiative publique.

Puis par l'animation « socio-culturelle » qui peut être considérée, toujours selon Geneviève Poujol, comme l'institutionnalisation par l'équipement et la professionnalisation du champ de l'éducation populaire.

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# 7

Fragment sur l'imposture (1)

Les Français reprochent à Nicolas Sarkozy l'hyperpersonnalisation du pouvoir, mais aussi l'écart entre les promesses et les réalisations. Bien sûr, dans un contexte de crise et d'angoisse, la posture un peu machiste consistant à annoncer qu'on allait régler tous les problèmes a d'abord rassuré. Mais c'est une imposture qui, aujourd'hui conduit à une déception cruelle.

Ségolène Royal. Débat avec Jacques Julliard Faut-il donner le pouvoir aux « gens »? (Marianne n° 576, page 72)

#8

Question de genres (suite)

Mathématiques et différence sexuelle, un rebond de Denis Guedj, Libé du 15 avril 2008.

Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer. Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer.

# 9

L'Ile-de-France s'offre une pleine page de pub dans Marianne avec un jeu de mots digne de l'Almanach Vermot.

Cridf_7_4 

Je ne suis pas le mieux placé pour confirmer que le Conseil régional aime vraiment les différences

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02 mai 2008

Sauver la culture? (suite)

On se souvient peut-être du soulagement collectif, au lendemain de l'élection présidentielle, lorsque s'était confirmé le maintien d'un ministère de la culture, un temps menacé de rattachement à un autre département ministériel par le candidat finalement victorieux.

Sous le titre « Nous sommes sauvés »  j'y avais consacré une note un peu (trop?) véhémente.

Le temps passe.

Est-ce que les temps changent? Là est la question.

François Deschamps sur Territorial.fr signale deux manifestes récents qui visent cette fois non plus à sauver un ministère mais la culture, elle-même. Rien de moins.

Sauvons la culture, tel est le titre du premier.

Manifeste d’intérêt général pour l’art et la culture

mardi 22 avril 2008

La remise en cause brutale de nombreux financements liés au soutien à la création, à la démocratisation de l’accès à la culture, à la politique de la ville, à l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle artistiques ou encore aux actions internationales, suscite inquiétude, indignation et colère [1] chez tous ceux qui œuvrent au quotidien pour l’art et la culture.

Cinquante ans de politiques culturelles innovantes et audacieuses ont permis la création d’un maillage culturel territorial quasiment unique au monde. Des salles de cinéma, des théâtres, des bibliothèques, des lieux de spectacles et d’expositions, des orchestres, des artistes de toutes formes d’expression artistique (théâtre, danse, musique, cinéma, arts visuels, arts du cirque et de la rue…) qui se déplacent sur tout le territoire, des associations, des festivals et manifestations liés à tous les arts, permettent partout en France, à un vaste public de rencontrer des œuvres, leurs auteurs et interprètes.

Aujourd’hui, cette richesse collective est mise en péril.

Lire la suite...

La liste des organisations signataires de ce premier manifeste renvoie aussi à un Appel des fédérations d’éducation populaire pour les arts et la culture au quotidien

On n'est donc pas loin du Front unitaire. Je note d'ailleurs que cette dénomination de manifeste d'intérêt général  rappelle celui du Forum permanent pour l'éducation artistique (étrangement absent de la liste des initiatives dréssée par les initiateurs de cet appel).

Sous le titre Ne laissons pas mourir l'action culturelle et solidaire sous Sarkozy, le second manifeste est lancé par les Editions de l'attribut.

Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la politique du président de la République. Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit, des visions sensibles et solidaires du monde.

Plusieurs organisations signataires, dont l'UFISC et quelques personnalités.

On notera que dans les deux cas, l'accent est mis sur l'intérêt général et la dimension solidaire de l'action culturelle et non sur la défense de la création (ou de l'artistique), genre « sauvons les bébés phoques». (Les artistes, en France, sont-ils une espèce en danger?).

Ce qui rappelle la prise de position singulière d'Arianne Mnouchkine...

Mais comment éviter le piège du corporatisme, qui semblait planer au début du rassemblement de l’Odéon, où le public n’était pas convié ?
Nous devons nous inscrire dans un mouvement national large. Ce qui nous arrive ne touche-t-il pas aussi d’autres secteurs, comme celui de la justice, de la santé, des universités, de la recherche ?


Comment ?
Il faut réussir à clarifier pour tous le rôle des artistes dans la société. Nous devons réussir à faire dire aux citoyens ce qu’ils estiment être nos droits et nos devoirs. Ce qu’ils attendent de nous. Les écouter. Et en discuter avec eux. Puis établir, rédiger une sorte de charte, un pacte à mettre en œuvre entre le public… non… pas seulement le public, entre les citoyens et nous, artistes ou artisans d’art de toutes sortes et de toutes disciplines.


Est-ce réalisable ?
Je ne sais pas. Je le souhaite ardemment depuis longtemps. J’aimerais pour cela que se réunissent des groupes d’hommes et de femmes de théâtre, des écrivains, des musiciens, des danseurs, des circassiens, des économistes et de nombreux simples citoyens, public ou non public. Ces derniers nous diraient quelle est, selon eux, notre utilité. Ainsi, elle ne serait pas toujours auto-proclamée par nous-mêmes.

Propos recueillis par Fabienne Pascaud, publiés sur le site de Télérama le 29 février. (Voir aussi un exemple de Charte des artistes signalé par l'Oizeau rare).

Je rappelle à cette occasion l'intelligente problématique dessinée par le groupe de réflexion de La Forge (think tank indépendant mais néanmoins de gauche) « Culture et liberté , pour une société du libre-arbitre».

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Lire en diagonale, penser de travers, écrire à bâtons rompus.

(Germaine Destrigaux, Des horizons dérisoires, Calmann Levy,1936)

Tous ceux qui voudront traiter séparément de la lutte des classes et de la guerre des sexes ne comprendront jamais rien, ni à l'une, ni à l'autre.

(Kurt Schlumberger, Contribution à une sociologie de la radicalité, trad. française Félix Alcan, 1912).

Croire dure comme faire.

(Bienheureuse Solange de la Sainte Trinité, Lettre à son directeur spirituel Editions du Cerf, 1958)

Jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre.

[ Groucho Marx ] - Cité par Arthur Sheekman dans The Groucho Letters

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Remarques sur un possible changement d'orientations de ce blog

La rédaction de ces notes a commencé le 20 septembre 2004.

Elles ont été consacrées, pour l'essentiel, à la mise en oeuvre des deux lois (2002 et 2006) permettant aux collectivités publiques de créer des établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ces informations ont suscité l'intérêt de quelques personnes; elles restent donc ici archivées de même que quelques considérations sur les politiques culturelles, les débats autour d'icelles et certains aspects de la vie administrative (sans oublier quelques traits d'humeur ou d'humour).

Il n'est pas exclu que ce blog se consacre désormais à de nouveaux centres d'intérêt.

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