Exclusif : Arcadi était un "rouge"
Lorsque Franco s'empare du pouvoir en 1939, Arcadi, artilleur républicain pendant la guerre civile, n'a guère le choix.
Laissant à Barcelone sa femme et sa fille, il préfère passer la frontière, comme 450 000 autres Républicains, plutôt que s'exposer aux représailles du dictateur.
Son coeur vaincu est porté par l'espoir d'être accueilli comme réfugié politique en France et, plus encore, celui de revenir le plus tôt possible dans une République restaurée.
Comment aurait-il pu imaginer ce qui l'attendait de l'autre côté ?
Lors de la retraite des antifranquistes, la Retirada, la plupart des républicains sont directement parqués dans des camps, notamment à Argelès-sur-Mer, où ils se retrouvent prisonniers à même le sable, livrés à des conditions d'existence atroces.
Beaucoup y périront ; Arcadi, au bout de 17 mois, aura la chance de s'en sortir, puis de gagner le Mexique, grâce au gouvernement de Lazaro Cardenas et à l'énergie de son ambassadeur, soucieux, contrairement à la France de Vichy, d'accueillir sur ses terres les réfugiés espagnols.
Arcadi s'installe dans la jungle mexicaine où il fait venir sa famille, retrouve des compatriotes républicains, fonde une prospère compagnie de production de café.
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