Lire en diagonale; penser de travers; écrire à bâtons rompus.
Observations désordonnées sur le désordre établi par Jean-Claude Pompougnac.
(Politiques culturelles. Décentralisation culturelle. Débats et réflexions. Controverses démocratiques).
Qui : Jean-Claude Pompougnac, dirigeant de l'Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France (ARCADI), établissement public de coopération culturelle pour les arts de la scène et de l'image en Île-de-France.
Quoi : Carnet de route du directeur d'un des premiers Etablissements Publics de Coopération Culturelle créés en France, ce blog traite des politiques culturelles et de la décentralisation. Avec des débats actuels comme l’éducation artistique ou le spectacle vivant contemporain.
Le + : L'auteur, personnalité incontournable de l’action culturelle en France.
Mises à jour : 1 à 3 fois par mois
Penser à leur écrire pour leur signaler que je ne suis plus « dirigeant » d'Arcadi et que je mets mon blog à jour bien plus que 3 fois par mois... non mais des fois!
L'APEC?
Acteur majeur du marché de l'emploi cadre en France, l'Apec est le partenaire des entreprises pour le recrutement de leurs cadres, et accompagne les cadres à toutes les étapes de leur vie professionnelle (premier emploi, mobilité, évolution professionnelle...). Aujourd'hui, 31 590 entreprises et 530 000 cadres utilisent les services de l'Apec.
L'Apec conseille les entreprises L'Apec conseille les professionnels des ressources humaines mais aussi les managers opérationnels et les dirigeants de PME-PMI pour leurs recrutements de cadres. 580 professionnels du recrutement sont à leur service partout en France pour les aider à comprendre le marché de l'emploi cadre, définir les compétences qu'ils recherchent et entrer en contact avec des candidats dont les profils correspondent aux postes à pourvoir. L'Apec apporte une réponse adaptée aux besoins des entreprises et à leur volume de recrutement.
L'Apec conseille les cadres L'Apec accompagne les cadres, en activité ou en recherche d'emploi, à toutes les étapes de leur évolution professionnelle. L'Apec les aide à identifier leur problématique, évaluer leurs compétences, leur champ de prospection et à bien orchestrer leur recherche. L'Apec facilite également l'insertion des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur en leur proposant des conseils et des méthodes adaptées à leur situation et à leur profil.
Le Conseil d'Administration Composé à parité de membres du MEDEF et des cinq centrales syndicales représentant les cadres salariés du secteur privé : CFE-CGC, CFDT Cadres, UCI-FO, UGICA-CFTC, et UGICT-CGT. Le Conseil d'Administration se réunit trois fois par an et fixe les orientations politiques nécessaires au fonctionnement de l'Apec.
Comme ça vous avez un lien vers Laurence Parisot... super, non?
Lorsque Franco s'empare du pouvoir en 1939, Arcadi, artilleur républicain pendant la guerre civile, n'a guère le choix.
Laissant à Barcelone sa femme et sa fille, il préfère passer la frontière, comme 450 000 autres Républicains, plutôt que s'exposer aux représailles du dictateur. Son coeur vaincu est porté par l'espoir d'être accueilli comme réfugié politique en France et, plus encore, celui de revenir le plus tôt possible dans une République restaurée.
Comment aurait-il pu imaginer ce qui l'attendait de l'autre côté ? Lors de la retraite des antifranquistes, la Retirada,la plupart des républicains sont directement parqués dans des camps, notamment à Argelès-sur-Mer, où ils se retrouvent prisonniers à même le sable, livrés à des conditions d'existence atroces.
Beaucoup y périront ; Arcadi, au bout de 17 mois, aura la chance de s'en sortir, puis de gagner le Mexique, grâce au gouvernement de Lazaro Cardenas et à l'énergie de son ambassadeur, soucieux, contrairement à la France de Vichy, d'accueillir sur ses terres les réfugiés espagnols. Arcadi s'installe dans la jungle mexicaine où il fait venir sa famille, retrouve des compatriotes républicains, fonde une prospère compagnie de production de café.
Avec une information publiée le 8 août dernier sur territorial.fr
L’association des Directeurs de la Culture d’Ile-de-France se propose de contribuer à une meilleure prise en compte des enjeux culturels et artistiques dans les politiques publiques.
S’adressant aux directeurs de la culture de la Région Ile de France dont elle souhaite affirmer la spécificité de l’expérience et des problématiques professionnelles, elle vise à offrir un espace de débat et de réflexion ‘transbanlieue’.
Plus généralement, dans un contexte : — où les collectivités territoriales – après l’Etat qui en a été le principal initiateur – se sont fortement engagées en faveur des politiques publiques de la culture, se dotant par ailleurs de services culturels qui impulsent de nouvelles dynamiques, instruisent et expertisent les projets — où les relations entre les collectivités publiques se recomposent et la question des complémentarités et des subsidiarités est ouverte — où les politiques culturelles coexistent sans être coordonnées — où les villes de banlieue sont depuis longtemps des laboratoires d’innovation — où la culture est plus que jamais une question politique majeure dont les enjeux ne diffèrent pas des autres enjeux de société — où les politiques de la culture sont trop souvent isolées de la réflexion et de la construction des autres politiques publiques et réciproquement
L’association des Directeurs de la Culture d’Ile de France se propose de mutualiser les expériences et les compétences, de défendre son projet et la légitimité de ses acteurs auprès des institutions, des structures professionnelles et des médias, de réagir, sous une forme adaptée et concertée, à l’actualité régionale et nationale.
J'ai déjà signalé ici, le blog de Roger Fajnzylberg, l'ancien Maire de gauche de Sèvres qui dit ce qu'il pense, s'inscrit au sein de la Majorité présidentielle et propose aux citoyens de Sèvres une alternative progressiste .
Choisi par le nouveau maire de droite pour sièger en tant que personnalité qualifiée au sein de son Conseil d'adminstration, il tient la chronique de la création d'un nouvel EPCC dans les Hauts de Seine.
"Le lundi 7 juillet a eu lieu la première réunion du conseil d'administration de l'établissement public de coopération culturelle SEL. C'est la prmière fois que je retournais dans cette salle du conseil municipal de Sèvres que j'avais dirigé de 1978 à 1983. Puis dans laquelle je me suis retrouvé comme chef de file de l'opposition jusqu'en 1989. Je ne vous cacherai pas que ce n'est pas sans émotion. Tous les membres étaient présents ou représentés et cette première réunion a permis de mettre en place les organes executifs. Le Maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet en a été élu Président et Jean-Jacques Guillet, Maire de Chaville, le Vice -président. Le trésorier principal de Meudon, Michel Vauguet a été proposé comme comptable".
Il faut se mettre à l'heure de la modernité, C.E.G. ça ne signifie plus Collège d'enseignement général depuis belle lurette.
Philippe Gimet est à l'initiative d'un nouveau weblog qu'il présente ainsi :
Les décideurs et les citoyens sont souvent submergés d’information. Ce dont ils ont besoin, c’est de connaissances et d’informations synthétisées, analysées et interprétées, décrivant les véritables possibilités qui s’offrent aux problématiques et aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Cultural Engineering Group (C.E.G.) propose des services et ressources en ingénierie culturelle, à la croisée des industries créatives (prises au sens large) et des stratégies d’innovation des secteurs publics et privés, permettant de savoir où les trouver, comment les organiser, comment les traiter et comment les diffuser dans des politiques, des stratégies, des services et des projets.
C.E.G. se base sur une approche de type LINKS (Learning Innovating Networking Knowing Sharing) pour étudier, analyser, planifier, développer, mettre en ?uvre et gérer tout type de demande relevant des secteurs mentionnés ci-dessus.
C.E.G. a pour objectif de diffuser et partager les connaissances et les informations pour développer,via l’ingénierie culturelle, une connaissance mutuelle et ouverte des enjeux politiques, professionnels, organisationnels et financiers, enjeux auxquels sont confrontés nos sociétés alors que nous devons trouver les moyens, ici et maintenant, de créer des conditions d’un développement équitable et durable.
Ce blog est un de ses outils de veille et est ouvert à toutes et à tous.
Parmi ses premiers posts, un utile retour en arrière :
Parmi les textes fondateurs de la réflexion et de l’action en matière de développement culturel, la déclaration d’Arc et Senans est probablement le plus important.
En effet, il est assez stupéfiant de constater que si ce texte date de 1972, il n’est reste pas moins d’actualité, et ce à double titre : actualité de la problématique et des enjeux posés, mais aussi et surtout actualité de la nécessité de mettre en oeuvre des politiques volontaristes capables de modifier le cours des choses.
C.E.G. a choisi de mettre en exergue la déclaration finale du colloque européen qui s’est réuni du 7 au 11 avril 1972 en France, au Centre du Futur qui est installé dans les Salines royales d’Arc et Senans, pour établir une analyse qui sera réalisée en vue d’être confrontée aux résultats de l’étude actuellement en cours sur la prospective du ministère de la Culture et de la Communication.
C.E.G. , bien entendu, traite aussi de l'actualité la plus vive, par exemple :
Suite aux Premières assises nationales des directeurs des affaires culturelles des collectivités territoriales, qui se sont tenues en novembre 2007 à Annecy et deux mois après la sortie de la nouvelle formule, les quatre associations à l’origine de cette rencontre ont sollicité l’Observatoire des politiques culturelles pour rendre compte des échanges de ces journées. De là est née l’idée de la confection d’un hors-série doté d’une maquette à l’image de la revue, mais remodelée pour la publication d’actes. Une publication destinée à diffuser des comptes-rendus de colloques, de séminaires, de rencontres, vouée à récolter, valoriser la matière de ces manifestations.
objectif-culture.comest un site consacré aux réseaux d’informations, à l’emploi et à la veille informative dans les secteurs de la culture et des ntic. Créé en 2005, objectif-culture.comest une initiative associative qui mise sur le développement d’un Internet favorisant la mise en réseau des savoirs et des compétences au service d’une communauté d’intérêt : veille sur l’emploi culturel, annuaire de liens sélectionnés et commentés, librairie, etc.
On y trouve un des plus complets annuaires de liens vers les sites et blogs consacrés à la culture dans toutes ses dimensions.
Sur le blog de la revue Tausend Augen créée en 1995 à Lille - à l'origine essentiellement par des étudiants du Département d'études Cinématographiques de l'Université de Lille III, qui a toujours été et reste indépendante, on trouve un article de Mehdi Derfoufi A la fin, il ne peut en rester qu’un.
La fragilité de l’action culturelle en France n’est pas nouvelle ; mais le gouvernement actuel a décidé de passer à la vitesse supérieure, assumant le rôle du chauffard grisé par son impunité. Ecraser tout sur son passage, même si derrière l’herbe ne repousse pas ? On nous rétorque que, malheureusement, il est impossible de faire autrement. Tout cela se fait bien entendu au nom de la rationalisation de politiques publiques jugées inefficientes et (trop) coûteuses.
(...)
Les pratiques évaluatives, développées à la faveur de la décentralisation, sont conçues comme un des outils de domestication de l’action culturelle. Des critères d’expertise faussement rationnels pervertissent le partenariat, ramenant le porteur de projet au rôle de prestataire. Face à l’offensive, que peut l’action culturelle ? Elle doit tout d’abord gagner en cohérence et en représentativité (un syndicat ?), oser associer aux revendications générales (diversité culturelle, soutien à la création et à la diffusion…) la défense des emplois menacés par les restrictions budgétaires, refonder sa légitimité et ses objectifs, rendre plus compréhensible son discours, encore très technique. Depuis le Front Populaire on a à la fois avancé et stagné (5). Les structures et les actions se sont multipliées, grâce au dynamisme et à l’engagement du secteur associatif et aux soutiens publics, mais la démocratisation culturelle n’est pas un acquis
« Cher Libé, Voici de nombreuses années que je suis abonné (n° JO106977) à tes pages matinales, heureux souvent de cette lecture liée à mon petit déjeuner, aux biscottes et au jus d’orange ! Plus sérieusement, je suis de la génération qui t’a vu naître, grandir, tomber, te relever, souffrir, retrouver souffle à nouveau, etc… Bon an mal an, j’ai suivi ton parcours, me reconnaissant pour l’essentiel dans l’esprit et la forme du journal, pestant parfois de tes incohérences et de tes dérives, mais néanmoins fidèle lecteur. Mais voilà ! Trop, c’est trop ! La coupe est pleine. Je m’explique.
de M. Bono Maxime (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche – Charente-Maritime)
Culture et communication
DRAC. Financement
Question publiée au JO le : 25/03/2008 page : 2503
Réponse publiée au JO le : 10/06/2008 page : 4898
M. Maxime Bono alerte Mme la ministre de la culture et de la communication sur les conséquences des baisses des crédits déconcentrés du ministère de la culture et de la communication pour l'avenir de l'action culturelle conduite par les collectivités territoriales, les structures associatives et fédératives investies dans le service public de la culture. La baisse drastique des moyens octroyés aux directions régionales des affaires culturelles (DRAC) met à mal l'action culturelle territoriale, les actions d'éducation populaire, l'éducation artistique et culturelle conduites sur l'ensemble de nos territoires. Les publics les plus éloignés et les plus fragilisés sont les premiers touchés par ces dispositions. Il lui demande ce qu'elle envisage pour que l'ensemble des acteurs culturels et socio-culturels puissent poursuivre leur mission de service public de la culture, facteur de lien social pour l'ensemble de la population dans le respect de sa diversité sociale, générationnelle et culturelle.
Le ministère de la culture et de la communication entend favoriser l'inscription de politiques durables de démocratisation de la culture et de transmission des savoirs, en orientant l'action des structures qu'il soutient. Les actions d'élargissement des publics sont des actions prioritaires pour le réseau soutenu par le ministère. Par ailleurs, le ministère de la culture et de la communication développe un dialogue interministériel avec les ministères en charge de la ville, de la jeunesse, de l'éducation nationale, de l'intégration, et de la justice, afin que les actions de l'État soient mises en cohérence et qu'elles intègrent fortement la dimension culturelle dans une politique gouvernementale concertée. Cette politique interministérielle permet de dégager les domaines d'interventions prioritaires, de prendre en compte les expériences locales exemplaires, de favoriser la constitution de réseau et de poursuivre la mobilisation des institutions culturelles, en liaison avec les collectivités territoriales. Il articule son action en lien avec les politiques conduites par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, afin que la dimension culturelle soit présente dans les contrats urbains de cohésion sociale. En ce qui concerne plus particulièrement les fédérations d'éducations populaires, onze d'entre elles, notamment la Fédération nationale des foyers ruraux, ont signé une convention triennale d'objectifs avec le ministère de la culture et de la communication. Ces conventions triennales permettent de soutenir financièrement les têtes de réseau et de développer des actions de formation et de sensibilisation à la culture. Elles s'achèveront fin 2008 et la tenue prochaine d'un conseil national culture et éducation populaire permettra de définir avec ces fédérations les nouveaux objectifs que nous fixerons ensemble pour une nouvelle convention 2009-2011. Enfin, cette année et dans le cadre de l'année européenne du dialogue interculturel, le ministère de la culture et de la communication soutiendra de nombreuses associations ancrées sur les territoires et porteuses de projets culturels, en lien avec la dynamique du dialogue interculturel et du « vivre ensemble ».
= = = = =
A propos de conseils consultatifs plus ou moins laissés en sommeil pendant des années et réactivés dans un calendrier largement destiné à jouer la montre, on trouve dans l'agenda de la Ministre à la date d'aujourd'hui :
Jeudi 10 juillet 9h00 Installation du Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel.
Cette réunion était annoncée dans ses conclusions lors de la dernière réunion pleinière des "entre siens de Valois".
Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, dont la somme ne représente pas une pensée collective.
Il s’agit donc d’un document de travail interne à la profession et aux structures publiques n’ayant pas vocation à être diffusé à ce jour.
La poursuite des travaux devrait permettre de clarifier les responsabilités et positions de l'Etat et des Collectivités Territoriales et de préciser le contexte dans lequel devraient évoluer leurs politiques publiques respectives dans un cadre national, régional et territorial.
A ce titre, nous avons conjointement décidé de réactiver le Conseil des Collectivités territoriales pour la culture qui se réunira le 10 juillet prochain, et nous permettra, je l’espère et je le souhaite, de refonder les conditions d’un dialogue d’égal à égal en matière de politique culturelle.
Le Entretiens de Valois se poursuivront jusqu’à la fin de l’année : ils n’ont pas été et n’ont pas vocation à devenir un espace de négociation, notamment budgétaire : il y a d’autres instances pour cela.
Dans le prolongement du Manifeste pour l'action culturelle et solidaire lancé il y a un mois, les organisations signataires tiennent un débat autour des questions de l'action culturelle et de l'économie sociale et solidaire
le vendredi 18 juillet de 10h à 12h30 au Théâtre des Doms, à Avignon, 1 bis rue Escalier Sainte-Anne,
en présence (sous réserves) des intervenants suivants : pour les Editions de l'Attribut, les auteurs, Jean-Gabriel Carasso, Marc Le Glatin et Jean-Claude Wallach pour l'Ufisc, Claude Bernhardt (Synavi) pour Autre(s)pARTs/ARTfactories, Laurie Blazy, Philippe Foulquié et Joseph Paillard pour le Couac, Geo Martinez et Fred Ortuno
Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la politique du président de la République. Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit, des visions sensibles et solidaires du monde. Dans des domaines aussi divers que les cultures urbaines (danse hip hop, rap, slam…), les musiques actuelles, les musiques savantes, le cirque, les arts de la rue, les arts plastiques, la danse, le théâtre, la marionnette, la poésie, les arts numériques, le cinéma, la vidéo, la littérature, le conte, etc., une multitude de projets, de lieux et d’organismes favorisent les initiatives de création, diffusent les œuvres, multiplient les démarches d’éducation artistique et culturelle, encouragent les pratiques en amateur, dans un souci constant de concertation et de partage avec la population de leur territoire. C’est ainsi que des catégories sociales, qui restent trop souvent à l’écart des lieux culturels intimidants, se retrouvent impliquées d’une manière ou d’une autre dans des projets qui génèrent de la confiance, accroissent leur capacité à décoder le monde et à agir... Pour lire la suite
L’OARA - Office Artistique de la Région Aquitaine, et Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France), ont le plaisir de vous inviter à une rencontre intitulée
Agences régionales : quelle plus-value pour la création et la diffusion du spectacle vivant ? animée par Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l’Université Paris X - Nanterre
le 15 juillet 2008 de 10 h à 13 h, Chapelle du Miracle – 13, rue de la Velouterie – Avignon
La plupart des Régions se sont dotés de structures associées, le plus souvent cofinancées par l’État afin d’assurer des missions de soutien et de développement du spectacle vivant, des artistes et des acteurs culturels. Parties intégrantes des politiques culturelles régionales, ces organismes développent des espaces de collaboration et de croisement entre les disciplines, les réseaux et les territoires en région et hors région. Ils permettent d’accroître les moyens dévolus à la création et à la diffusion : intervention très en amont sur les productions, accompagnement à la circulation des projets sur les scènes du territoire, les réseaux interrégionaux et nationaux, mise en place de coopérations et d’outils mutualisés d’information et de réflexion, animation de réseaux, rencontres professionnelles… Face aux mutations que traverse la filière du spectacle vivant, comment et dans quelles conditions, ces agences peuvent (encore) développer des initiatives susceptibles de répondre « mieux » et « plus » aux besoins des acteurs pour une politique publique de la culture rénovée et au service des citoyens ?
Ils en débattrons avec Karine Gloanec-Maurin, vice-présidente de la FNCC, François Brouat, directeur de la Drac PACA, Fabien Jannelle directeur de l’Onda, Joël Brouch, directeur de l’OARA, Frédéric Hocquard, directeur d’Arcadi, Dominique Lafon, Président d’Arcadi, Francis Parny, vice-président de la région Ile-de-France en charge de la Culture et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.
"De toutes les idées préconçues véhiculées par l’humanité, aucune ne surpasse en ridicule les critiques émises sur les habitudes des pauvres par les biens logés, les biens chauffés et les biens nourris"(Hermann Melville)
Les directeurs des EPCC “Livre” et “Spectacle vivant” de la région Bretagne prennent leurs fonctions
Les deux centres de ressources pour le livre et la lecture et le spectacle vivant en Bretagne sont aujourd'hui opérationnels. Alors qu'ils s'installeront prochainement sur le site Guy Ropartz, dans le quartier de Maurepas à Rennes, la Région et la DRAC présentent leurs présidents et directeurs respectifs, nouvellement nommés.
Afin de permettre au secteur artistique et culturel de s'adapter aux mutations économiques et sociales actuelles et de disposer d'outils appropriés à ses spécificités, l'État et la Région, en lien étroit avec les acteurs culturels bretons, ont décidé de créer deux Établissements publics de coopération culturelle (EPCC).
Ainsi, les associations COopération des Bibliothèques de Bretagne (COBB) et Centre Régional du Livre (CRL) ont fusionné pour devenir l'EPCC Livre et lecture en Bretagne, et Théâtre's en Bretagne et Musiques et danses en Bretagne ont été réunies au sein de l'EPCC Spectacle vivant en Bretagne
Nouveau fonctionnement et nouvelles missions, les deux EPCC sont aujourd'hui opérationnels ; Sylvie Robert, vice-présidente de la Région, et Jean-Yves Le Corre, directeur régional des Affaires culturelles, invitent la presse à rencontrer, le mardi 24 juin à Rennes, leurs nouveaux présidents et directeurs qui viennent d'être nommés.
Développement culturel. Un projet de fusion en janvier
Jusqu’à présent, il y avait l’ODDC d’un côté, et l’ADDM de l’autre... Deux sigles jumeaux, et obscurs (Office départemental de développement culturel des Côtes-d’Armor et Association pourle développement de la danse et de la musique en Côtes-d’Armor).
Mais deux organismes qui apportent beaucoup à la vie culturelle du département. Le premier, voué au spectacle vivant et aux arts visuels, travaille surtout avec des artistes professionnels ; le second oriente davantage son action vers les amateurs. Les deux multiplient les initiatives pour diffuser la vie culturelle jusque dans les plus petites communes du département, en partenariat avec les collectivités. Par exemple, l’ODDC est à l’origine des festivals éclatés « Petits Riens » et « Paroles d’Hiver ».
Recherche d’une meilleure efficacité
Or, les deux organismes doivent fusionner le 1 e r janvier prochain, en vertu d’une décision de leurs dirigeants, appuyés sur les conclusions d’un audit. Il s’agirait de rechercher une meilleure efficacité et sans doute de faire, au passage, quelques économies. Les assemblées générales n’ont pas encore validé le projet, mais les conseils d’administration l’ont déjà adopté. Sans être hostiles à un rapprochement, salariés et bénévoles de l’ODDC, leurs partenaires et certains artistes qui travaillent avec eux ont manifesté leur inquiétude jeudi soir, lors d’une assemblée générale à Binic. Les conséquences de la fusion sur l’organisation interne et sur le personnel ne sont pas connues.
Projets en cours assurés
Christian Provost, président des deux structures au titre de vice-président du conseil général chargé de la culture, s’est montré rassurant, quoique ferme. « Tous les projets en cours seront menés à bien », a-t-il promis. Ensuite, les choix appartiendront à la nouvelle direction. Pas de raison, a priori, qu’elle veuille casser ce qui existe. Mais les participants ont insisté sur leur désir d’êtres associés aux décisions. En 2007, l’ODDC a travaillé dans 109 communes, et rencontré un public de plus 53.000 personnes. Il a présenté 250 représentations de spectacle vivant, douze expositions, et aussi apporté une aide à la création à de nombreux artistes.
lu sur le site Toulouse 7 news, l'annonce d'un nouveau projet d'EPCC
Accompagné d’un public nombreux, le chef d’orchestre Tugan Sokhiev était présent parmi les spectateurs du Conseil municipal du vendredi 20 juin 2008. Sur la centaine de sujets discutés dans l’ordre du jour, une délibération le concernait au premier chef : la débat sur la transformation du statut de l’Orchestre National du Capitole. Le passage de la gestion en régie directe à celle, plus souple, et pouvant faire intervenir d’autres collectivités, de l’Etablissement Public à Caractère Culturel EPCC. Il s’agit selon les termes même de Pierre Cohen de “la nécessite de penser un certain nombre d’institutions culturelles de manière plus collective”.
Une sortie.
lu sur le site de l'Humanité, en date du 20 juin les motifs pour lesquels le SYNAVIclaque la porte des Entretiens de Valois.
Nous partons parce que le Grenelle de la culture que nous demandions, avec l’ensemble des organisations d’employeurs du spectacle vivant en décembre 2007, s’est réduit en entretiens, en un simple espace de dialogue et boîte à propositions. Toute la profession voulait un espace de concertation et d’évaluation permettant d’ouvrir des négociations, non seulement à l’ensemble des acteurs concernés, mais aussi à d’autres ministères très directement impliqués - tels ceux de l’Éducation nationale, de l’Emploi, de la Santé, de la Ville, du Budget et des Finances -, à d’autres secteurs comme l’éducation populaire, les hôpitaux, la recherche.
La culture, c’est quoi pour qui ? Et quel travail opérer sur elle, dans cette société capitaliste aujourd’hui même, en vue de l’émancipation humaine mondiale ?
Francis Bréfort (Isère), section PCF de Grenoble, demeurant à Echirolles. Le 15 juin 2008
Pour moi, la culture recouvre toute l’activité humaine. C’est à la fois la somme des connaissances acquises, le mouvement en cours en tous domaines, activités collectives et individuelles dans le travail et la création, et la rencontre de cultures plurielles à l’infini. L’évolution de la culture est liée à l’organisation de la société. On ne peut séparer culture, politique, information, économie, formation. Or l’humanité est vite entraînée à sa perte par le capitalisme, dont l’oppression s’appuie sur une entreprise forcenée de déculturation et d’isolement des individus, méprisant leur travail et leur vie même.
Trop souvent les rapports commandés par les autorités politiques ou administratives restent sans suites concrètes. Fort heureusement, tel n'est pas le cas de celui de Reine Prat, - Pour l'égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation si l'on en croit la relation que propose Mathieu Potte-Bonneville (sur le site MediaPart) de certaines interventions à la fois postiches et féministes lors du forum « Vive le Culture », organisé par le quotidien Libération, le week-end dernier.
Le groupe d'action féministe "la Barbe", dont j'ai déjà parlé ici, a frappé de nouveau, au coeur du forum Libération consacré à la culture. Récit, par les intéressées.
Samedi 14 juin 2008 au Théâtre des Amandiers, les femmes à barbe crèvent le plancher : surgissant à trois reprises derrière les orateurs de ce forum censé « révolutionner la Culture », les féministes du groupe La Barbe ont témoigné leur admiration aux grands hommes de la Scène Culturelle Française, réunis ce jour-là au théâtre des Amandiers.
Le matin elles bondissaient barbues derrière Jacques Ralite et Jérôme Deschamps, au beau milieu d’un débat animé par Jean-Louis Martinelli, le directeur du théatre, intitulé « Savez-vous évaluer le spectacle vivant », pour dénoncer les chiffres clefs du sexisme de ce secteur. Les extraits du rapport dit "Reine Prat"- mandaté par le Ministère de la Culture dans le cadre de la Mission Egalités – sont accablants : LA BARBE félicite les organisateurs de ce "Forum de la culture", soucieux de faire "émerger des pistes d'avenir" - qui ont veillé à ne convier que 12 femmes sur les 88 intervenants.
J'évoquais hier l'étrange formule du nouvau DMDTS (rapportée sur le site de l'lRMA):
Georges-François Hirsch préfère prendre son temps, considérant que les entretiens de Valois sont "une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent".
Qui donc se trouverait dans la ligne de mire de la fenêtre de tir?
Sous le titre Qui veut la peau du spectacle vivant? Rue 89 apportait hier quelques éléments de réponse.
La logique paraît étrange. Dans sa lettre de mission à Christine Albanel, cet été, Nicolas Sarkozy blâmait "l’échec du projet de démocratisation culturelle" de ses prédécesseurs. Or quelques semaines plus tard, à la rentrée, sa ministre annonçait une baisse sans précédent des moyens destinés à ce même projet: moins 14 millions d’euros pour 2008… Quel bilan pour la nouvelle politique culturelle du gouvernement? Autre paradoxe, cette perte touche d’abord les activités qui, non rentables par nature, ne peuvent se passer d’aides: ateliers, rencontres ou manifestations artistiques en zone rurale, dans les quartiers, auprès des jeunes… Ainsi, la dotation des "actions en faveur de l’accès à la culture" a chuté de 68 à 56 millions d’euros. Cette ligne budgétaire ainsi allégée de 20% était pourtant censée couvrir deux programmes qui viennent d’être fusionnés: l’action "en faveur des publics", et le soutien aux "politiques territoriales". "Comme s’il suffisait de mélanger des lignes comptables pour camoufler les baisses", soupire la conseillère "danse" d’une Direction régionale pour l’action culturelle (DRAC). De fait, les DRAC ont perdu cette année plus d’un tiers de leurs pouvoirs d’"action en faveur de l’accès à la culture". Autant dire qu’il a fallu "simplifier" bien des projets.
Trouvé sur l'excellent blog écho-culture, cette référence à une publication récente :
A partir de l’expérience - de l’exemple ? - des musées en matière de gratuité, ce dossier étudie précisément la question de la démocratisation culturelle. Un ensemble d’auteurs, hommes politiques, chercheurs, acteurs du monde culturel, s’expriment sur les politiques culturelles. Le rôle de l’action locale est clairement dessiné. Une publication qui se situe à la frontière entre périodique et livre.
Signalé par François Deschamps sur territorial.frLe grand chambardement de la culture, une intéresante note critique sur le site nonfiction.fr
Et pourtant, en matière de politique culturelle, c’est effectivement d’une vision que la France aurait besoin, d’un cap, incarné par un ministère fort. Si cette refonte des institutions n’est peut-être pas mauvaise (il est encore trop tôt pour le savoir), elle renvoie, selon Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l’université Paris-X interrogé par téléphone, l’administration à des problèmes d'organisation interne, au lieu de lui permettre de réfléchir aux actions à mener en direction du public et à son rôle stratégique dans un paysage culturel complexe. Les services du ministère ne savent plus comment travailler, le climat n’est pas assez stable pour pouvoir se concentrer sur des problématiques plus profondes, plus essentielles : mieux gérer le réseau décentralisé, assumer correctement un rôle de tutelle sur les établissements publics (théâtre, opéra, musées)... Pour lui, cette restructuration manque d’esprit de continuité, et ne s’appuie pas assez sur des bilans.
L'Oizeau rare était au GRAND forum »Vive la culture »organisé par le quotidien Libération. Il en est revenu!
Tirs au but (ou Raymond Domenech aimerait pouvoir en dire autant).
Le nouveau DMDTS annonce que les Entretiens de Valois se poursuivront au delà du 15 juin, le délai fixé était trop court. On jouera donc les prolongations car Georges-François Hirsch préfère prendre son temps, considérant que les entretiens de Valois sont "une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent". Ils devraient au moins se poursuivre jusqu’en décembre.
Questions sur la lecture publique
1. Sur le site du Bulletin des Bibliothèques de France :
En organisant une conférence-débat le 15 mai 2008, à la fondation Lagardère à Paris, sur «l’accès aux produits culturels numériques en bibliothèques», les sociétés Bibliomédias (à l’origine de cette initiative) et Charles et Compagnie, qui en étaient les organisateurs, ont su proposer un véritable moment d’échanges et de confrontation des points de vue, et c’est sans réserve qu’on leur décernera le titre trop souvent galvaudé d’ «entreprise citoyenne» pour cette contribution à l’avancée du débat public. La matinée était parrainée par le BBF et l’Association des bibliothécaires de France. En introduisant les débats, Dominique Arot, président de l’ABF, a rappelé les inquiétudes de la communauté professionnelle et la nécessité d’une politique nationale dans le domaine du numérique.
2. Un article de fond (s) : référence trouvée sur le blog bibliobsession.net
Lire ou voir Thierry Giappiconi est toujours un choc! Nombreux sont ceux qui ne se souviennent de l’avoir vu, même une fois, même il y a longtemps en formation… Le pourfendeur du “catalogouillage” et le promoteur de l’évaluation (voir son livre sur le sujet) signe l’article liminaire du dossier “Evaluation et prospective” dans le BBF de ce mois-ci. (très bon dossier par ailleurs)
Un article qui demande de la concentration. Alors imprimez-le ou prennez le BBF, fermez votre ordinateur, fermez la porte du bureau et concentrez-vous.
Mais avant…
Rappelons si besoin qu’il est l’un des principaux introducteurs en France (et au niveau international à l’AFNOR et la norme 11620 “Mesure de la performance dans les bibliothèques“) de l’évaluation publique dans le domaine des Bibliothèques et des Politiques documentaires aux cotés de Bertrand Calenge.
Il est à l’origine (il y a 15 ans, quand l’idée de mutualisation était neuve…quand elle apparaissait comme une belle parole) de la possibilité de récupération de Notices de la Bnf (sans avoir jamais travaillé à la Bnf!)
Ce matin, j'ai entendu, sur RFI, un de ses proches amis politiques annoncer qu'il allait lors de cette grande intervention télévisuelle « faire la pédagogie de ses réformes ».
On ne peut mieux signifier l'impasse d'un an de rupture qu'en ressortant cette vieille lune : quand le politique est mal en point, il essaie de se refaire une santé avec la pédagogie.
Cette confusion du politique et du pédagogique est entretenue non seulement par l'empire du scolaire sur le social mais aussi par la façon dont le personnel politique conçoit son action. Quand il s'admoneste lui-même, il emploie comme synonymes ces deux injonctions : « il faut communiquer », il faut faire de la pédagogie ». Qu'une décision puisse être impopulaire, que l'opinion se révèle rétive aux orientations des gouvernants, que le suffrage des citoyens sanctionne ce qui leur semble être une mauvaise politique et on cherche où est le « déficit de communication ». Les politiques se considèrent comme ces professeurs de mathématiques dont parlait Bachelard, qui ne comprennent pas que l'élève ne comprenne pas. Ils veulent un peuple d'écoliers, de préférence pas trop mauvais élèves. Les armes de la politique s'appauvrissent et semblent se réduire au répertoire étriqué de la pédagogie de la séduction.
La confusion du politique et du pédagogique; Illettrisme, tourner la page? Jean-Claude Pompougnac Hachette, 1996.
Du même excellent auteur, voir aussi sur ce thème Citoyen du monde ou conseiller du prince? in A quoi pensent les philosophes?, Autrement n°102, novembre 1988.
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Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire publie un ouvrage collectif.
Guy Môquet, Jaurès, les colonies, et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques.
Cet usage immodéré a mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président. Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions ?
Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy, pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »…
Le projet de nouveaux programmes pour l’Ecole primaire, soumis à consultation (20 février 2008) place sous les feux de la rampe l’introduction d’une démarche nouvelle, l’histoire des arts. Par son pluriel, elle semble se démarquer de l’histoire de l’art, discipline canonique inextricablement liée au système des beaux arts ; pour autant, son institutionnalisation présage peut-être à sa fondation comme discipline d’enseignement. L’Histoire des arts, telle qu’elle semble se définir à partir des textes soumis à consultation, ne surgit pas du néant institutionnel. La démarche procède certes du contexte politique, des promesses de campagne – qui témoignaient par ailleurs d’une sidérante méconnaissance des réalités des dispositifs divers de l’art à l’Ecole -, mais elle s’inscrit aussi dans l’horizon de l’option Histoire des arts, enseignée en lycée comme spécialité de la filière littéraire depuis 1991, reconnue comme enseignement pour une part des CPGE (1). On le pressent, l’Histoire des arts telle que déclinée pour l’enseignement primaire annonce pour une grande part ce qu’il en sera en collège. Pour le lycée, rien ne filtre encore, mais tout donne à penser, par la centralité de l’histoire des arts comme point commun de disciplines affines (l’histoire / géographie, les enseignements artistiques, les langues au collège), un redécoupage global. Les propositions pour l’Ecole primaire relèvent d’un dispositif plus ample, dans lequel l’histoire a largement partie liée (ne serait-ce qu’au titre des 25% du volume horaire annuel en collège laissé à l’histoire des arts dans le cadre de l’enseignement d’histoire / géographie).
Ce sont donc deux ou trois choses que l’Histoire des arts suppose, et qu’implique l’effet de seuil franchi d’une option à sa généralisation. Les réflexions qui suivent sont évidemment transitoires, les hypothèses formulées pouvant rapidement se révéler caduques ou au contraire vérifiées, au rythme galopant des déclarations d’intention, des textes prescripteurs.....
Il y a deux manières de se perde : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ». Ma conception de l’universel est celle d’un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers.
(Aimé CESAIRE).
Greg a 22 ans, il est diplômé d'un "IEP de province" étudiant en master II de sociologie politique.
Son blog s'appelle ARRETS SUR LES MOTSet aujourd'hui il a la bonne idée de publier une lettre d'Aimé Césaire à Maurice Thorez.
Une lettre du 24 octobre 1956 qui se termine ainsi :
Je sais bien. On nous offre en échange la solidarité avec le peuple français ; avec le prolétariat français, et à travers le communisme, avec les prolétariats mondiaux. Je ne nie pas ces réalités. Mais je ne veux pas ériger ces solidarités en métaphysique. Il n’y a pas d’alliés de droit divin. Il y a des alliés que nous impose le lieu, le moment et la nature des choses. Et si l’alliance avec le prolétariat français est exclusive, si elle tend à nous faire oublier ou contrarier d’autres alliances nécessaires et naturelles, légitimes et fécondantes, si le communisme saccage nos amitiés les plus vivifiantes, celle qui nous unit à l’Afrique, alors je dis que le communisme nous a rendu un bien mauvais service en nous faisant troquer la Fraternité vivante contre ce qui risque d’apparaître comme la plus froide des abstractions. Je préviens une objection. Provincialisme ? Non pas. Je ne m’enterre pas dans un particularisme étroit. Mais je ne veux pas non plus me perdre dans un universalisme décharné. Il y a deux manières de se perde : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ». Ma conception de l’universel est celle d’un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers. Alors ? Alors il nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d’inventer au lieu de suivre ; la force « d’inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent. En bref, nous considérons désormais comme notre devoir de conjuguer nos efforts à ceux de tous les hommes épris de justice et de vérité pour bâtir des organisations susceptibles d’aider de manière probe et efficace les peuples noirs dans leur lutte pour aujourd’hui et pour demain : lutte pour la justice ; lutte pour la culture ; lutte pour la dignité et la liberté ; des organisations capables en un mot de les préparer dans tous les domaines à assumer de manière autonome les lourdes responsabilités que l’histoire en ce moment même fait peser si lourdement sur leurs épaules. Dans ces conditions, je vous prie de recevoir ma démission de membre du Parti Communiste Français. Aimé Césaire, Paris, le 24 octobre 1956.
Se pourrait-il qu'à Montpellier, l'Ombre jauneait encore frappé?
Source AFP
La direction du festival "Le Printemps des comédiens" de Montpellier a renoncé à inviter une troupe de moines tibétains qui devait s'y produire à 10 reprises, craignant notamment que les événements au Tibet ne provoquent des manifestations anti chinoises.
Du fait des événements au Tibet, "je ne suis pas en mesure de garantir que le spectacle se déroulera dans les conditions de sérénité nécessaires à une pièce de théâtre masqué tibétain", a expliqué mercredi à l'AFP le directeur du festival, Daniel Bedos.
Ce dernier a indiqué que des personnes avaient déjà manifesté leur intention de profiter des représentations de la pièce "Safran", qui devaient être données par une quinzaine de moines tibétains, pour "leur témoigner leur sympathie", et sans doute protester contre la Chine.
Daniel Bedos était en relation avec "l'Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger" pour l'organisation de ce spectacle.
Or, après les événements au Tibet, les autorités chinoises lui ont demandé s'il pouvait garantir "qu'il n'y aurait pas de problèmes" tout au long des représentations. "Je ne suis pas en mesure de le faire", a-t-il dit, soulignant qu'il ne voulait pas passer son "temps à jouer les gendarmes durant le festival".
Les représentations de Safran ont donc été reportées à une date postérieure aux Jeux olympiques de Pékin.
M. Bedos n'a pas eu de contact direct avec les moines tibétains depuis cette décision.
Le Printemps des comédiens a été créé à Montpellier en 1987. Il accueille chaque année, au mois de juin, dans les domaines du thé?tre et du spectacle vivant, de 20 à 25 spectacles et plus de 45.000 spectateurs payants, selon l'Association Printemps des comédiens.
Cette année, la 22e édition se tiendra du 5 au 30 juin.