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Divergences

02 septembre 2008

Libido sciendi vs le sexe des anges

Blog_jeanclaude_pompougnac_2_09

Comme chacun sait, c'est la rentrée des classes.

Mais une autre rentrée se prépare, je veux dire l'universitaire, celle du savoir et de l'intelligence.

Présentant sur son blog Transmissions de données une imposante bibliographie à l'attention des étudiants du DESS Stratégies du développement culturel, Damien Malinas écrit :

Il y a quelques années des étudiants de licence s'étonnaient que je puisse leur présenter un ouvrage de 1976 pour parler des transformations médiatiques actuelles, je les ai rassurés sur mon relatif relativisme et, que je ne pensais pas que tous les moments, les événements, les époques se valent. Seulement, devant leur inquiétude face à ma tendance à insister sur l'importance de l'"apparition du magnétoscope" et des discours d'accompagnement de cette nouvelle technologie d'alors, il m'a semblé nécessaire de leur repréciser que la cumulativité préside dans les sciences sociales, humaines et historiques. Et pour leur faire comprendre cette cumulativité, je leur parlais de celles des pratiques culturelles qui fait que lorsqu'on lit beaucoup de BDs, on lit beaucoup de romans, on va beaucoup au cinéma et qu'il ne faut pas opposer les pratiques culturelles vertueuses et légitimes à celles plus ordinaires ou populaires, mais les situer.
Les étudiants à juste titre m'opposaient que la cumalativité que je venais de décrire était synchronique et que celle dont je parlais pour les sciences humaines, sociales et historiques était une cumulativité diachronique. Ce sont donc les étudiants qui m'ont fait réaliser que les pratiques culturelles vivaient deux régimes de cumulativité puisque les étudiants pouvaient écouter en soirée du disco de 1976 et du tripop de maintenant. Et moi aussi. Ce qui est sans aucun doute à faire fonctionner avec les horizons d'attente de Jauss, mais qui ne décrit pas la même chose.
Donc, de la même manière, cette bibliographie du DESS est encore tout à fait valable pour le Master Publics de la Culture et Communication - Festivals cinémas événements télévisions. Sur ce, bonne lecture.

Cette habile usage de la distinction entre diachronie et synchronie (et ce fructueux dialogue avec des étudiants toujours plus vulnérables au présentisme) m'a rappelé une lecture récente, celle de la contribution d'Abraham Bengio à l'ouvrage collectif Culture et société-Un lien à recomposer (coordonné par Jean-Pierre Saez et publié par les Editions de l'Attribut), intitulée Quel avenir pour la notion de service public culturel?

L'érudit qu'est Abraham y propose une forte heuristique distinction.

Il s'agit dans son propos de codifier et de clarifier le service public de la culture. Dans cette perspective se pose bien entendu la question du « dialogue » entre l'Etat et les collectivités territoriales, le projet de « revisiter les labels », de « relancer la décentralisation » et, partant de « cultiver le double regard » :

Chaque équipement culturel appartient selon nous à ce qu'on pourrait appeler un réseau « par métaphore » et à un réseau « par métonymie »....

A suivre... (sinon, procurez vous l'ouvrage cité pour le plus grand bien des courageuses Editions de l'Attribut).

Pour finir, l'exercice à préparer pour le prochain cours :

Qui (et à propos de quoi?) a formulé cette heureuse figure de style :

Tout se passe comme si le missionnaire n’avait plus assez d’eau pour pouvoir alimenter son goupillon, sans toutefois renoncer à celui-ci …

Post-scriptum [1] :

A ceux qui seraient tentés de penser que le ton de ce blog est ironique à l'excès et ses intentions malveillantes, je répondrais qu'ils « projettent » comme on dit de l'autre côté du divan.

Son intention est tout simplement pédagogique (voire, j'ose le terme, maïeutique). A l'appui de cette assertion, je dispose d'un certain nombre de témoignages d'étudiants et de mentions élogieuses à la page « remerciements » de leurs mémoires de DESS ou autres.

Post-scriptum [2] :

Le titre de ce billet participe lui aussi d'une démarche scientifique et expérimentale. Les mots qu'il contient devraient faire exploser les statistiques de consultation de mon blog. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

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28 juin 2008

Réponse à tout

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Bonjour,

Je cherche une définition de la notion de politique culturelle. Je cherche notemment à l'appliquer à de petites villes entre 7000 et 8000 habitants. Qu'est ce que recouvre ce concept dans cet environnement. Existe il des modèles de politique culturelle dans de petites villes ?
Merci.

Connaissez-vous le Guichet du savoir de la Bibliothèque municipale de Lyon?

Il a réponse à tout.

La preuve.

La question du jour.

Sur les 29 DRAC (France et DOM-TOM, combien sont dirigées par une femme?

Les milieux culturels sont-ils aussi sexistes que les autres? demandent Les Observateurs (un site de France 24).

Le directeur régional des affaires culturelles d'Ile-de-France pense avoir la réponse.

S'il y a bien un domaine où le sexisme me semble peu présent, c'est celui de la culture. Je travaille au quotidien avec des femmes qui occupent des postes-clés dans ce secteur. Dans l'audiovisuel, on vient d'assister à la nomination de Laurence Ferrari à la place de Poivre d'Arvor.

Ariane Mnouchkine pour le théâtre ou Pina Bausch pour la danse ne me semblent pas moins reconnues que leurs collègues masculins.

Peut-être que la sous-représentation des femmes à des postes de direction traduit une moindre motivation à sacrifier la dimension artistique de leur travail pour des postes de gestion, plus administratifs."

Merci pour cette avancée décisive dans ma recherche sur la chose artistique.

Pour un contre-exemple, voir ici.

bas de page

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Arcadi_77

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31 mai 2008

Choses vues

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Anthropmorphisme

Avis_3 

Cette affiche est placardée dans le hall du bâtiment B. Quand j'ai lu :

Vous avez la possibilité de vous séparer de vos encombrants

j'ai éprouvé une certaine gène

Je ne sais pas vous, mais selon moi, on se sépare d'un collaborateur, d'un conjoint, d'un associé et on se débarasse d'une machine à laver hors service ou d'un sommier défoncé.

II est vrai, néanmoins que certains patrons se débarassent de leurs salariés comme on traite un objet.

Allez savoir ce qu'on fait d'un encombrant quand ce n'est pas une chose?

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Cheveux longs, idées courtes.

Shampoing

Vieille sentence mysogine qui s'est ensuite étendue aux garçons de la fin des années 60 qui trouvaient élégant de se les laisser pousser.

Tout cela est dépassé. La cosmétique n'a plus de limites. Un shampoing intelligent pour muscler mon QI, quel aubaine!

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Qui a bu boira.

Lait_solidaire

Je connaissais l'apéro convivial, l'expresso qui réveille et le rouge qui tache. Voilà le lait solidaire en attendant le jus de tomate citoyen, le diabolo menthe fraternel et le gaspacho durable.

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La question du 26 mai 2008 :

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

La réponse

" Le peuple, c'est à nous de l'organiser. C'est à nous de l'organiser pour abattre la réaction en Chine. Tout ce qui est réactionnaire est pareil: tant qu'on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C'est comme lorsqu'on balaie: là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même."

La Situation et notre politique après la victoire dans la Guerre de Résistance contre le Japon (13août 1945), Oeuvres choisies de Mao Tétoung, tome IV

Le lot pour les heureux gagnants

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Pub-mao-zedong
Vidéo envoyée par hitsugaya-toshiro

 

26 mai 2008

Tutti frutti

Blog_pompougnac_26_05 referencement google

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#1

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

# 2

Lu sur Rumeurs du net, le blog de Musee, cette information scientifique :

L'institut bulgare de recherche contre le cancer, deuxième centre mondial d'étude en cancérologie, vient de rendre publique une étude plutôt surprenante, longtemps gardée confidentielle.
Cette étude, entamée il y a 7 ans portait sur une éventuelle corrélation entre le régime politique d'un pays, et le nombre de cancers du sein qui y étaient recensés.

Lire la suite...

# 3

Répliques

Sur Mediapart, la note de Jean-Louis Fabiani Un samedi ordinaire avec Monsieur Finkielkrault a recuelli 101 commentaires.

Samedi 9 mai. Le programme de France-Culture annonce un débat intéressant entre Serge Audier, auteur de la Pensée anti-68 (la Découverte) et de Jade Lindgaard (Mediapart) sur le thème : Mai 68. Quel héritage et pour qui ? L'émission s'appelle Répliques : elle est animée par Alain Finkielkraut. Les choses commencent bien : les deux invités peuvent exprimer leur point de vue. L'un et l'autre ont des choses à dire. Ils les disent posément. L'animateur a une fâcheuse tendance à tirer la couverture à lui, et à dire "je" à tout bout de champ.

Lire la suite et les commentaires

# 4

A nos anciens combattants, la note d'Yves Michaud sur son blog Traverses a suscité 29 commentaires.

J'éprouve un curieux sentiment à lire tous ces retours à Mai 1968. Pas de nostalgie mais parce que c'est toujours des mêmes qu'il est question, des maoïstes, ceux qui précisément furent absents de 1968 mais en devinrent ensuite les exégètes et les bénéficiaires.

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# 5

Nonfiction.fr, le portail des livres et des idées présente le nouveau think tank Terra Nova

La volonté de la nouvelle Fondation est de constituer un camp progressiste capable d’agir et de formuler des "propositions concrètes au profit des leaders politiques" afin de "contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne". Présidé par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et proche de Dominique Strauss-Kahn, Terra Nova regroupe responsables politiques, intellectuels et personnalités de la société civile dans un camp progressiste allant des réformistes du PCF au Modem. Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit, occupe, par exemple, la place de directeur éditorial. On retrouve aussi Michel Rocard, l’ancien Premier ministre socialiste, à la présidence du conseil d’orientation scientifique

A la suite de cette note une intéressante liste des think tanks français

# 6

Sur Territorial.fr, François Deschamps fait le point sur la situation présente de l'éducation populaire.

L'histoire des mouvements d'éducation populaire est parsemée de crises (crises institutionnelles, identitaires, de générations), notamment de la fin des années 60 aux débuts des années 90. Elles sont à relier à une évolution rapide et fondamentale de leur mode de relation avec l'Etat. Alors que l'éducation populaire tirait ses forces de l'initiative privée que l'Etat se contentait d'encourager, au pire d'ignorer, elle a été rattrapée d'abord par le développement de « l'éducation permanente » (loi de 71), qui était une initiative publique.

Puis par l'animation « socio-culturelle » qui peut être considérée, toujours selon Geneviève Poujol, comme l'institutionnalisation par l'équipement et la professionnalisation du champ de l'éducation populaire.

Lire la suite

 

# 7

Fragment sur l'imposture (1)

Les Français reprochent à Nicolas Sarkozy l'hyperpersonnalisation du pouvoir, mais aussi l'écart entre les promesses et les réalisations. Bien sûr, dans un contexte de crise et d'angoisse, la posture un peu machiste consistant à annoncer qu'on allait régler tous les problèmes a d'abord rassuré. Mais c'est une imposture qui, aujourd'hui conduit à une déception cruelle.

Ségolène Royal. Débat avec Jacques Julliard Faut-il donner le pouvoir aux « gens »? (Marianne n° 576, page 72)

#8

Question de genres (suite)

Mathématiques et différence sexuelle, un rebond de Denis Guedj, Libé du 15 avril 2008.

Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer. Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer.

# 9

L'Ile-de-France s'offre une pleine page de pub dans Marianne avec un jeu de mots digne de l'Almanach Vermot.

Cridf_7_4 

Je ne suis pas le mieux placé pour confirmer que le Conseil régional aime vraiment les différences

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01 avril 2008

T'as trouvé ça où?

Le pouvoir a-t-il un sexe?

Le mouvement féministe, qui a pris de l’ampleur en Europe et gagne en reconnaissance, se trouve confronté dans le même temps à un risque de dilution et de brouillage de ses objectifs, à un affaiblissement de ses capacités de mobilisation.

Face à un pouvoir patriarcal omniprésent et face à des pouvoirs politiques très résistants et capables d’intégrer certaines revendications des femmes sans pour cela remettre en question le rapport de forces établi en leur faveur, le mouvement féministe doit aujourd’hui repenser sa stratégie et oser poser la nécessité non seulement de préserver et d’acquérir des droits mais aussi de construire une puissance politique.

Il faut alors nous confronter à ce que nous refoulons : la question du pouvoir.

Qu’est-ce que le pouvoir ? Sa fonction, sa matérialité, son exercice. Mais aussi ce qui contribue à le reproduire.

Dans ce processus de reproduction les femmes ne seraient-elles que des victimes ? Ne devons-nous pas nous interroger sur la part qui nous revient de le soutenir et par là même ne pas oser remettre en question les fondements mêmes du pouvoir ? Comment sommes-nous prises dans une idéologie que nous combattons ? Voila les questions que nous proposons de poser pour éclairer notre action.

Prochaine séance :

2. Pouvoir et consentement
Les femmes et la demande absolue

Les féministes sont-elles trop sages ?

Avec Geneviève Fraisse, philosophe.

Lundi 7 avril 2008

En savoir plus, sur le site de la Fondaiton Gabriel Péri

Blog_pompougnac_01_04

Alors, t'as trouvé ça où?

Sur l'un des mes excellents tableaux de bord qui permettent de se tenir au fait de l'actualité des think tank ou laboratoires d'idées, si vous préférez.

Par exemple, celui proposé par Netvibes.

Ce tableau de bord vous propose les dernières publications, automatiquement actualisées d'une liste non exhaustive de clubs de réflexions (think tank) en France et dans le monde. Il est à la disposition des chercheurs, des journalistes et des citoyens intéressés par les grands problèmes économiques et géopolitiques contemporains.

Cet outil a été développé, en partenariat avec Netvibes, par la Fondation Res Publica (www.fondation-res-publica.org), fondation de recherche reconnue d'utilité publique en décembre 2005, et l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).
Il est actualisé régulièrement avec la mise en place de flux RSS sur une majorité des sites Internet des think tanks. De nouveaux onglets géographiques devraient être mis en place.

Ou encore, la liste fort bien faite des think tank français mise au point par nonfiction.

Après la défaite de 2007, la gauche réorganise ses idées en 2008. Telle est l’impression qui se dessine autour de l’apparition de nouveaux think tanks, la multiplication des initiatives, des fondations et des clubs dans la gauche française.

nonfiction.fr a mené l’enquête et propose une présentation de cette nouvelle cartographie des think tanks, à la fois les nouveaux projets à gauche, mais aussi un rappel des fondations plus traditionnelles au centre ou à droite.

Voir aussi Think tank watcher 

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26 mars 2008

Question de genre

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Myriam Marzouki vient de créer son blog.

Sous le titre Avignon 2008, du théâtre et du genre, elle écrit :

La programmation du prochain festival d’Avignon vient d’être rendue publique (voir l’article de Sylvain Bourmeau sur Mediapart, elle est également accessible en ligne sur le site du Festival). Chaque printemps, lorsque je découvre le programme du prochain festival, mais également lorsque, entre mai et octobre, je reçois les plaquettes de présentation des différents théâtres, je m’amuse toujours à un petit décompte : combien de metteurs en scène femme ? combien de mises en scène de textes écrits par des femmes ?

(...)

Ce n’est pas surprenant : cette question n’est presque jamais posée et quand elle l’est, c’est à la marge, de manière ponctuelle, il y aurait même quelque chose d’illégitime ou de malsain à poser ce regard là sur le milieu artistique, les logiques de production, les processus de légitimation et de reconnaissance. Pour être précise : la revue Outre-Scène publiée par le TNS a consacré l’an dernier un numéro à la question : « metteuses en scène, le théâtre a-t-il un genre ? ». Il y aurait même une suspicion encore plus forte à l’égard d’un discours qui s’étonnerait d’une réalité tellement criante qu’elle en devient invisible, qui plus est lorsque ce discours est assumé par une femme. Dans un pays comme la France où les adversaires de la loi sur la parité ont pu agiter le chiffon rouge de la porte ouverte au « communautarisme », il est certain que l’on tend le bâton pour se faire battre… Tant pis, allons-y…

Lire la suite...

Sur le même thème, lire aussi l'excellent dossier présenté dans le dernier numéro (#7, février 2008) d'Arcadi, la revue : "Masculin, féminin, le genre e(s)t la matière".

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Post post :

A ne surtout pas manquer, cette découverte de l'Oizeau rare :

Les artistes, les responsables culturels, se trouvent en permanence sommés de justifier leur existence, plus encore lorsqu’ils revendiquent quelques deniers publics pour mener leurs actions. Cette injonction est particulièrement vive aujourd’hui, dans notre pays. Le hasard fait que nous parvient à cet instant une « Charte des responsabilités des artistes » éditée au Brésil. Texte latino-américain à valeur universelle, contribution au débat.

Lire la suite et télécharger la Charte des responsabilités des artistes.

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Nous vous conseillons les annuaires suivants : annuaire 123 pagerank, annuaire du net gratuit, un repertoire de sites gratuit, annuaire des papillons, repertoire de sites, annuaire internet, sélection de sites, annuaire internet, annuaire internet et web malin et pratique. Site reference par création de sites internet et referencement 2010.

20 janvier 2008

Masculin, Féminin

e

Juliette et François Morel

Juliette - memere dans les orties
Vidéo envoyée par bisonravi1987

24 décembre 2007

Ce qu'on ne voit pas venir...

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Qu'est-ce qui fait événement?

Comment la domination de l'image nous détourne de ce qui fait la spécificité de l'événement?

Comment, dans son imprévisibilé et son unicité mêmes, l'événement a cependant à voir avec la répétition?

par Jacques Derrida.

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10 septembre 2007

Géométrie de la finesse (et finesse de la géométrie)

Rousseau

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Qu’est-ce qu’être intelligent ? demandent aujourd’hui Juliette Chiche et Gilles Blanc-Brude sur leur blog Que pensent les philosophes ?
Ce couple de blogueurs se présente ainsi : par deux jeunes professeurs de philosophie, familiers des philosophes et les voulant accessibles. J’aime ce « jeunes professeurs de philosophie ». Leurs photos d’ailleurs l’attestent fort agréablement. Comme j’aime, je l’ai déjà écrit ici, l’expression « philosophe de formation » qui m’en rappelle une autre : « curé défroqué ».
Bon, mais alors qu’est-ce qu’être intelligent ? Je cite :

Pourquoi certains, si doués pour manier les nombres, sont-ils aussi maladroits avec leurs semblables ? A l’inverse, comment se fait-il que d’autres, si perspicaces en société, se rebutent dès qu’on parle mathématiques et sciences ? Il arrive que les deux talents soient réunis, mais le fait qu’ils soient souvent dissociés montre qu’il s’agit de capacités distinctes qui, sans être incompatibles, se cultivent différemment.
Il y a des esprits qui comprennent seulement ce qui se laisse expliquer au moyen de définitions et d’axiomes. De là ils tirent aisément toutes sortes de conséquences. A ceux-là conviennent l’algèbre et la géométrie, car les principes y sont explicites et peu nombreux, et les preuves suivent un ordre progressif. Mais cette méthode étant peu applicable aux rapports humains, ils y raisonnent ordinairement fort mal.
D’autres en revanche savent saisir les nuances d’une situation ; ils embrassent d’un coup d’œil tous les éléments en jeu et prennent judicieusement la décision qui s’impose. Ils seraient incapables de démontrer par ordre ce qu’ils sentent, car les facteurs sont innombrables, et pourtant ils pensent juste. Mais cette sorte de tact ne les aide guère dans les questions techniques.
Cette différence entre esprit de géométrie et esprit de finesse, comme disait Pascal, souligne l’inconvénient de séparer formation littéraire et scientifique. Ceux qui ne sont que géomètres seront naïfs et sans délicatesse pour conduire les hommes ; et ceux qui ne sont que fins manqueront de précision pour manier efficacement les réalités. N’est-ce pas manquer de finesse que de vouloir cultiver l’un sans l’autre ?

La question est redoutablement redoublée : est-ce que cette distinction entre les deux intelligences est intelligente ou stupide ? Aussi stupide, par exemple, que la littérature sur l’intelligence émotionnelle. Sans aller comme Carmen Montserrat (de l’Université Autonome de Barcelone) jusqu’à affirmer que « la paranoïa est la continuation de l’intelligence par d’autres moyens » -elle n’a pas complètement tort : voyez Jean-Jacques Rousseau- je tiens qu’il n’y a en nous qu’une seule et unique source d’énergie qui nous rend tantôt stupides, tantôt intelligents ou, pour le dire autrement, que nous sommes intelligents et stupides exactement pour les mêmes raisons.
C’est pourquoi, lorsque les Inrocks avaient lancé la fameuse pétition anti-Raffarin stigmatisant « La guerre contre l’intelligence », je n’avais pu la signer, traversé que je suis depuis toujours par la ligne de front des hostilités.

31 août 2007

Choses vues

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29 avril 2007

Après Babel

Referencement_google_21_5

Ce dimanche matin, 9 h 30, petit déjeuner, journal de RFI : « Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, Jacques Delors appelle les électeurs de François Bayrou à se compromettre et à voter Ségolène Royal »..

Elle c’est thé, moi café mais notre réaction est identique : il veut la faire perdre ou quoi ? Bien que ni l’une, ni l’autre ne soient électeurs de l’UDF nous imaginons la (légitime) réaction d’icelle ou d’icelui : dis donc Delors, où t’as vu ça que j’ai une tête à me compromettre, moi ?

Achat du JDD, lecture attentive de la version écrite :

Je comprends que M. Bayrou veuille créer un parti démocrate et c’est logique qu’il pense à l’élection de 2012. Mais compte tenu de son diagnostic grave sur la France, on ne peut attendre pas attendre. Cinq ans c’est trop long ! Il y a urgence, c’est ce que je veux dire aux électeurs de François Bayrou : il faut se compromettre dès maintenant.

Conclusion : Delors parle aux électeurs du béarnais comme une vache espagnole.

Explication. Quand je travaillais outre Pyrénées, j’ai souvent été frappé du quasi contresens que faisaient les traducteurs simultanés lorsque un orateur prononçait les mots compromiso ou comprometerse qui signifient en castillan contemporain et usuel : engagement ou s’engager. Si vous traduisez par compromis ou se compromettre en français usuel contemporain vous introduisez une nuance morale péjorative qui va à l’encontre de l’intention du locuteur castillan.

Vérification dans les dictionnaires respectifs : le mot a la même origine et les mêmes sens, sauf justement la nuance s’engager qui n’est pas d’usage en français.

(COMPROMETTRE. (Il se conjugue comme METTRE.) v. tr. Exposer quelqu'un à se trouver dans quelque embarras soit en usant de son nom sans son aveu, soit en l'engageant dans des démêlés, dans des affaires. N'ayez pas peur, je ménagerai si bien les choses, que je ne vous compromettrai pas. Il est gravement compromis. Vous courez risque de vous compromettre en agissant de la sorte.

Il signifie aussi Mettre sa réputation en péril. Cette femme se compromet singulièrement.
Compromettre une femme, Donner à penser par ses paroles ou ses actes qu'on a une liaison avec elle.

Pron. Se compromettre, se porter à soi-même préjudice. Il s'est compromis avec des affairistes. Vous courez le risque de vous compromettre en agissant de la sorte. Elle avait peur de se compromettre, de perdre sa réputation.

Deux exemples d’usage en espagnol comtemporain où se compromettre signifie clairement s’engager

¿Cómo comprometerse?

1. Apoyar la campaña

Para participar en esta campaña, tenéis la posibilidad de: enviar las cartas postales a las autoridades nacionales y europeas: a fin de interpelar a los responsables políticos sobre la necesidad del envío de una fuerza internacional de intervención civil. Las cartas postales (se pueden descargar a través de la web) van dirigidas a: Ministro de Asuntos Exteriores. o Presidente del Parlamento Europeo o Presidente de la Comisión Europea. Etc...

Autre exemple : sur le site espagnol enfeminino.com on trouve cette intéressante question :

¿Cómo explicar el miedo que algunos hombres sienten a querer y a comprometerse? (Parece ser que a esto se le denomina el síndrome de "Peter Pan"). ¿Existe algún remedio?

On peut la traduire par :  comment expliquer la peur d’aimer et de s’engager que certains hommes éprouvent ?

Conclusion : Delors aurait donc été bien inspiré de s’exprimer ainsi :

C’est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou : il faut s’engager dès maintenant.

Des réflexions plus profondes parce que plus freudiennes pourraient interroger le « choix » sémantique de M. Delors. Un non-choix ? Un lapsus ? Royal-Bayrou, flirt ou fiançailles… on a beaucoup glosé là-dessus, non ? D’où la prégnance des exemples du Dictionnaire de l’Académie française cité ci-dessus :

Cette femme se compromet singulièrement.
Compromettre une femme, Donner à penser par ses paroles ou ses actes qu'on a une liaison avec elle.

C’est vrai que cette campagne est parfois bien troublante, sexuellement parlant. Alliot-Marie aujourd’hui : Royal change d’idées comme de jupe. Ce que Sarkozy ne peut pas dire, la ministre de la Défense, l’égérie UMP qui porte la culotte, elle, elle peut le dire.

L’effroyable menace du politiquement incorrect croise l’incontournable question de la différence des sexes. On a pu voir hier ou avant-hier les bisous échangés entre Sarkozy et Michel Charasse… La République nous appelle? Non, plutôt des vieux copains qui vont à la pêche ou à la pétanque pour être au moins un moment tranquilles entre soi et pouvoir parler sans détours. Nicolas et Michel, des mecs, des vrais : ils ne s'embrassent que sur la joue mais j'ai bien entendu Michou les bretelles glisser à l’oreille de son (nouveau ?) pote : tout plutôt que de voir le pays dirigé par cette bonne femme.

Mais revenons aux usages de la langue.

Exercice d’application.

Première question (notée 7 sur 20)

Proposez de manière argumentée une distinction entre les deux expressions suivantes : un intellectuel engagé ; un intellectuel compromis.

Deuxième question (3 sur 20).

En vous référant à l’actualité, dressez une liste de 5 intellectuels compromis et de 5 intellectuels engagés.

Troisième question (10 sur 20).

A partir d’une auto analyse explicite de votre position dans le champ social d’une part et de vos inclinations théoriques et politiques d’autre part, vous proposerez un examen critique de la liste dressée par vous à la question précédente. 

Je vois mal qui pourrait avoir la moyenne!

Arcadi_77

24 février 2007

Les experts et les autres

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Il y a quelques jours, j’avais signalé la présence dans un même numéro du Monde de deux points de vue opposés de deux sociologues sur la place respective des experts et des « gens » dans le débat public.

Peuple « d’en bas » contre intellos d’en haut

Tordre le cou aux contre vérité

Sur son blog, Le pieton de Berlin (voir colonne de gauche), Jean-Louis Fabiani signale un autre blog qui revient sur la question : Prises de parti journalistiques, le blog de Cyril Lemieux,

A quoi bon ce blog ?

Je suis sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. J’ai notamment travaillé sur les médias et le journalisme (cf. en particulier mon livre Mauvaise presse).

Dans ce blog, je voudrais rapprocher, tout en ne les confondant pas, les analyses qu’il m’a été donné de mener au sujet du travail journalistique tel qu’il s’exerce aujourd’hui en France et à l’étranger, et une réflexion sur ce qu’il est possible de faire pour tenter d’améliorer dans notre pays le respect que doivent les journalistes à leur morale professionnelle.

Le traitement médiatique de la campagne présidentielle est une occasion propice à cet exercice.

Sa note du  21 février 2007 pose assez clairement les termes du débat.

Les concierges à l’assaut du journalisme ?

“Des questions de concierge !”. Ainsi s’exprimait hier le client d’un petit restaurant du troisième arrondissement de Paris, où Libération a pris le pouls des réactions suscitées par l’émission diffusée la veille sur TF1, “J’ai une question à vous poser”, qui a réuni autour de Segolène Royal 8,9 millions de télespectateurs.

Le problème est sérieux: vaut-il mieux, pour la qualité des débats politiques à la télévision et à la radio, que les questions posées aux candidats émanent de concierges ou bien de journalistes professionnels ?

Dans leur ouvrage intitulé Agir dans un monde incertain , les sociologues Michel Callon, Pierre Lascoumes et Yannick Barthe ont conceptualisé l’opposition entre ce qu’ils appellent la “démocratie délégative” et la “démocratie dialogique“. La première repose sur un principe de confiance: les “profanes” délèguent aux “experts” et aux “personnes autorisées” le soin de prendre en leur nom les décisions qu’il faut. La seconde repose sur le principe d’une recherche active de compromis: les décisions y résultent de l’intégration, à travers une confrontation parfois vive, du point de vue et des attentes de tous ceux qui s’estiment impliqués dans le problème traité, les “profanes” pas moins que les experts. Dans cette perspective, les concierges seront reconnues posséder un savoir et des expériences tout aussi intéressants à prendre en considération (mais ni plus, ni moins) que ceux des journalistes et des hommes politiques.

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14 septembre 2006

Bovary bat Quichotte par KO debout

Bovary

Dénichée, une fois de plus sur le site territorial.fr (voir colonne de gauche), cette information passionnante.

La lecture est-elle une activité réservée aux adolescentes ?

Toutes les enquêtes sur la lecture mettent en évidence une féminisation du lectorat et une différenciation à la fois qualitative et quantitative des pratiques de lecture selon le sexe. À l’inverse de ce qui se passait il y a vingt ans, les femmes devancent les hommes pour toutes les pratiques qui concernent le livre, comme la fréquence d’achat, l’intensité de lecture, l’inscription en bibliothèque ou la place accordée dans les loisirs. Comment peut-on expliquer les écarts constatés entre les pratiques de lecture des filles et des garçons au moment de l’adolescence ? En quoi les raisons de lire des jeunes gens et des jeunes filles divergent-ils, et quels usages différenciés font-ils des écrits mis à leur disposition ? En quoi la lecture contribue-t-elle à la construction d’une identité sexuée ?

Le développement de l’édition pour la jeunesse et la féminisation des professions du livre contribuent-ils à perpétuer cet état de fait ? La production éditoriale destinée aux jeunes et l’orientation des pratiques professionnelles des divers médiateurs du livre entérinent-elles cette différenciation sexuée des pratiques de lecture ou visent-elles à la modifier ?

Lire la suite : http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2481

Du coq à l’âne, cette perle cueillie dans la salle d’attente d’un médecin. Un vieux numéro du Point (juin 2006), la chronique de Bernard-Henri Lévy consacrée au vingtième anniversaire de la mort de Simone de Beauvoir et cette formule :

"ce livre capital, séminal, et véritablement révolutionnaire que fut Le Deuxième sexe » .

Séminal le deuxième sexe ? Fichtre ! (pour ne pas dire plus).
Lisez BHL et prenez en de la graine.

 

 

01 septembre 2006

utile et pratique

Plan

Il vous arrive d'être perdu (e), déboussolé (e).

Copiez l'image ci-dessus et conservez là précieusement.

05 mai 2006

Le génie des alpages

Lu dans Libé hier (4 mai 2006).

Freud écrivant à Marie Bonaparte :" Les génies sont des gens insuportables. Ma famille vous dira combien je suis facile à vivre.Je ne suis donc pas un génie".

Demandez lui, à ma famille à moi, si je suis plutôt facile à vivre ou vraiment insupportable.

Et tirez en la conséquence logique.

CQFD

et, une fois de plus, merci Sigmund