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Notes de 2006

29 décembre 2006

En route vers le futur

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Mes meilleurs voeux à toutes et à tous.

Jean-Claude Pompougnac

et pour finir 2006 en jouant à se faire peur, un petit clip trouvé quelque part sur la blogosphère...

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23 décembre 2006

Arts et traditions populaires

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ESTARTIT (AFP) - Le "Caganer", traditionnel santon "chieur" des crèches catalanes, connaît depuis quelques années un regain de popularité sous les traits des "grands" de ce monde, et s'exporte désormais hors des frontières des pays catalans.

Synonyme de fertilité dans une société de tradition agricole, cette figurine de terre cuite représentant un paysan accroupi dans ses oeuvres, remonte selon les historiens à l'exaltation réaliste de l'époque baroque, au XVIIIè siècle.

Le "caganer" symbolise la nécessité d'abonder la terre pour en tirer une récolte l'année suivante", explique Jacques Deloncle, conservateur du musée du Castillet à Perpignan, "capitale" de la Catalogne française.

"Mais il constitue également une forme d'irrévérence qui rappelle à tous que les hommes sont égaux devant la vie et les fonctions biologiques", ajoute cet ethnologue de formation.

Lire la suite

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17 décembre 2006

En bref

Un J’évoquais hier la Lettre aux amis, aux spectateurs, aux professionnels, aux experts, aux tutelles... publiée par Jean-Marc Bourg que je ne connais pas.

François Deschamps, lui, connaît son travail et on trouvera sur Territorail.fr une longue note qui permet de mieux comprendre la situation. Par exemple :

L'insuffisance de l'engagement des partenaires publics (mais aussi de responsables de théâtre qui jouent chacun leur carte et ne jouent plus leur rôle de producteurs, d'après Jean-Marc Bourg), ainsi que la difficulté de certaines collectivités à privilégier " l'exigence artistique " sur " l'appartenance régionale ", n'ont pas permis d'assurer la viabilité du projet…

Ou encore :

Enfin, Jean-Marc Bourg a une éthique qui l'a conduit à rémunérer de façon juste ses comédiens et ses administratifs, ceux-ci n'étant pas intermittents mais salariés sur la base de la convention collective.

Lire l’ensemble de la note sur Territorial.fr

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Deux Lundi dernier, je participais à l’une des tables rondes organisées par les Editions de l’Attribut au Théâtre de l’Est parisien.

Je n’ai pas eu le courage de tenter ici d’en rendre compte.

L’oiseau rare l’a fait.
Merci Jean-Gabriel.

Lire la note sur le blog loizorare

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Trois Ma bonne action du week-end : je suis allé sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia pour compléter l’article consacré aux EPPC et y ajouter la liste des établissements existants.

J’ai pu vérifier qu’on publiait dans Wikipedia comme dans un moulin. J’espère qu’ils font une régulation a posteriori.

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16 décembre 2006

Comment meurt une compagnie?

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Dans un texte sobrement intitulé Lettre aux amis, aux spectateurs, aux professionnels, aux experts, aux tutelles..  Jean-Marc Bourg tente d’élucider les raisons qui l’ont conduit à mettre un terme aux activités de sa compagnie (Labyrinthes en Languedoc-Roussillon).

Une sorte d'état des lieux de la création théâtrale en France, mère des arts.

Au mois de septembre, j’ai décidé de mettre un terme aux activités de la compagnieLabyrinthes. En période de création alors, j’ai tenu cette décision secrète pendantquelques semaines, n’en informant que nos principaux partenaires : le Théâtre d’O à Montpellier et le Conseiller pour le Théâtre de la DRAC Languedoc-Roussillon.

Puis la nouvelle a circulé, de manière informelle ; je ne pense pas qu’aujourd’hui beaucoup de monde l’ignore ; mais il me reste à l’expliquer ; je le dois à beaucoup d’entre vous.

Diriger une compagnie signifie la plupart du temps construire sa vie autour d’un outil par soi-même forgé, faire de sa vie et de cet outil en quelque sorte une seule et même chose. Ranger cet outil n’est donc pas une décision légère à prendre. J’aimerais que ni l’idée d’une saute d’humeur, ni celle d’un passage dépressif, ne constituent uneexplication suffisante pour personne.

Fermer Labyrinthes représente, objectivement, un échec. Mais échec de quoi ? de qui ? Il faut, si l’on pense que cela peut avoir un intérêt, pour soi, pour d’autres, creuser, fouiller dans la mémoire, comprendre ce qu’on a fait, bien ou mal. Ce que les autres ont fait, ou pas.

Je ne suis pas sûr de parvenir en quelques lignes à tout dire des raisons qui me poussent, encore moins à bien les dire. Depuis près de trois mois que ma décision est prise, il m’a fallu du temps pour la comprendre, la formuler, et d’abord à moi-même. Les raisons se sont succédées, parfois contradictoires ; j’ai tenté de ne pas accuser le monde entier de tous les maux ; j’ai surtout au bout du compte par les raisons que je me donnais, voulu me donner le maximum de chance de me tourner vers ce qui adviendra demain, sachant pertinemment que l’abandon de la compagnie signifie d’abord et avant tout le risque de perdre très rapidement le seul métier que je sache faire.

Ci dessous : 

Téléchargement lettre_aux_amis14_061.pdf

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09 décembre 2006

Brève de comptoir

Comptoir referencement google

Hier matin, j'étais très en avance pour le rendez-vous avec ma psy.

Plutôt que de piétiner dans le froid ou de croiser une autre âme tourmentée dans la salle d'attente, je suis allé prendre un café.

Au comptoir, un type qui en était déjà au blanc sec adressait cette remarquable pensée à un autre type qui finissait son demi :

"Ils ont chaque jour plus nombreux. T'es d'accord, t'es pas d'accord, mais des cons il y en a de plus en plus. Tu veux que je te dises? J'ai même l'impression que ceux de l'année prochaine sont déjà arrivés".

Du coup ma séance s'est mieux passé que d'habitude.

08 décembre 2006

L'édile et son théâtre

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Aimzon travaille dans un théâtre et rédige le blog CultureCom

Et puis je vais au théâtre, j’applaudis, je m’ennuie, j’use des fauteuils et je finis par rester dans une salle : suave mari magno… je reçois un salaire en regardant d’un œil aiguisé les autres transpirer. En échange je scribouille des articles, donne des conseils par ci par là, papote pas mal, organise des trucs, promotionne des artistes, enseigne sporadiquement et avec mauvaise humeur la communication culturelle. J’ai une belle vie, au fil de la rumeur. Alors, toujours au hasard, je cherche. Quoi ? Une éthique qui viendrait des arts. Hips, ça s’arrose !

Ce qui donne ce genre de chronique, véritable plongée dans le réel artistique et politique.

Entendu ce matin pendant un rendez-vous avec un adjoint aux affaires culturelles d’une ville de 20 000 habitants.

"Bon je vous le dis tout de suite: j'ai pas de budget. Le maire préfère investir dans le sport."

" Je voudrais plutôt des spectacles qui s’adressent à des élèves de quatrième et de troisième. On a pour les petits la marionnette, pour les grands le café-théâtre, l’impro, mais on n’a rien pour les quatrième troisième. "
" Ce spectacle là par exemple, je le prendrais pas : " un homme et une femme se déchirent". C’est trop noir. J’avais vu un drame qui mettait en scène des enfants au sein d’un divorce, c’est quand même pas bien pour les jeunes. "

" Il faut sortir les jeunes de leur collège et de leur lycée aussi, pas tout leur amener dans leurs salles de classe: il faut qu'ils sortent, sinon ils sont passifs, ils consomment."
" Si si, j'ai bien aimé ce spectacle, je trouve qu'il a vraiment une grande résonnance pour le théâtre actuel. Mais il y a des passages qui, je crois, pourraient choquer mon public. Moi ça m'a plu, mais je ne le programmerais pas dans ma ville: JE PENSE QUE CE N'EST PAS POUR MON PUBLIC. Moi je suis assez ouvert(e) sur le théâtre qui comme ça développe des idées, mais ma (mon) compagne (conjoint) n’a pas du tout aimé : elle/ lui préfère les spectacles un peu plus… enfin je me souviens plus vraiment pourquoi il/elle n’a pas aimé. "
" Le monde est trop violent : à la maison, à la télé, sans parler des affaires internationales… Je ne veux pas donner à voir aux jeunes des spectacles où il est question de divorce, de guerre, de… problèmes. Moi je veux une programmation qui puisse donner des valeurs positives, faire rêver un peu les jeunes. J’ai adoré Fauteuil d’orchestre parce que c’est un film qui véhicule des images positives, et on a besoin de ça quand même. J’ai pas du tout aimé Palais royal parce que, déjà c’est un très mauvais film, et en plus c’est très sombre. Le monde est trop violent, il faut qu’au théâtre on sorte un peu de notre quotidien. Il faut un peu de magie pour les jeunes. "

"Bon alors maintenant les dates: faut que ça rentre entre les moules frites du foot et le séminaire bidule. Il faut tout le temps que je me batte pour faire de cette salle un lieu culturel, mais le maire m'y colle toutes les manifestations de la ville. Si je refuse, il me dit que je suis coincé(e). Je suis coincé(e)."

"Vous pouvez vous occuper de la billetterie? Non parce que nous on doit imprimer les billets à la préfecture et ici les appels téléphoniques risquent de se perdre. En même temps il faudrait que les habitants repèrent bien que c'est de leur ville qu'il s'agit, que c'est leur ville qui organise, et que c'est dans leur ville que ça se passe."

CultureCom

07 décembre 2006

C'est du lourd!

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Belle trouvaille sur le blog  Le silence des lois

2007: Qui fera la proposition électorale la plus nulle?
Cette nouvelle rubrique est à mon avis promise à un grand avenir. L'idée est de couronner la proposition qui saura combiner avec la plus grande intensité les trois critères suivants:
- coût pour les finances publiques et inefficacité économique
- caractère démagogique
- manque d'originalité

Nicolas Sarkozy commence avec du très lourd:
Nicolas Sarkozy a promis vendredi à Marseille la réduction de la TVA à 5,5% dans le secteur de la restauration s'il était élu président de la République en 2007, tout comme Jacques Chirac l'avait fait en 2002.

Cette proposition remplit haut la main le critère du manque d'originalité, puisqu'elle occupe mollement le débat public depuis 5 ans.
Elle est éminemment démagogique, puiqu'elle permet de taper allègrement sur l'Europe (c'est de sa faute si la France ne peut baisser la TVA à 5,5%; c'est aussi de sa faute si la France est le SEUL pays sur 25 à souhaiter une telle mesure). Un bel exemple d'externalisation de la contrainte. Elle permet aussi de satisfaire, au mépris de l'intérêt général, une catégorie électorale plus influente et tonitruante que d'autres.
Enfin son coût pour les finances publiques, en comparaison avec son impact économique est tout simplement hallucinant.
La proposition de baisse de la TVA du président de l'UMP gagne donc au la main le premier round de la proposition électorale la plus nulle.
Mais le concours est ouvert et j'examinerai avec bienveillance toutes les propositions nulles !

Lire la totalité de la note … (Note du 2 décémbre)

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02 décembre 2006

De la subsistance à la consistance...

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Sur son blog loizorare et sous le titre Culture et politique, je t’aime, moi non plus, Jean-Gabriel Carasso rend compte du colloque organisé par Arte et France Culture vendredi dernier.

Hier, vendredi 1er décembre, Cinémathèque de Paris. Arte et France Culture tenaient colloque sur le thème « La culture est-elle encore un enjeu politique ? » On aurait pu dire : « La culture est-elle encore un enjeu POUR LES politiques ? »  La vraie question était en effet, « Pourquoi les politiques ont-ils déserté la question culturelle ? » ou encore « Pourquoi ce silence assourdissant des politiques sur la question culturelle dans cette première phase de la campagne présidentielle, après le même silence dans les campagnes précédentes ? » Bref, le sentiment d’un désamour manifeste entre les « culturels » et les «politiques »…

Lire la suite...

01 décembre 2006

Désirs d'Europe?

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Hier jeudi, je me suis rendu là :

Rencontre-débat
30 novembre 2006, 10h-13h

Le Forum Culture Europe

Dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne en 2008, le Relais Culture Europe, Arteca et l'Observatoire des politiques culturelles mettent en place le Forum Culture Europe, espace national de réflexion sur l'Europe et la Culture. Ce Forum vise à identifier, débattre et contribuer au lien entre l'Europe et la culture. Fondé sur une démarche participative, il s'adresse aux acteurs culturels, acteurs politiques et acteurs du monde de la recherche et s'appuie sur l'organisation d'un temps annuel de débat public.

Le Forum 2006

La première de ces rencontres se tiendra le 30 novembre 2006, de 10 heures à 13 heures, au Centre Wallonie Bruxelles (Paris). Elle sera co-présidée par :
Catherine Lalumière, Présidente du Relais Culture Europe,
Catherine Trautmann, Députée européenne,
Laurent Hénart, Député de Meurthe-et-Moselle,

Elle a pour objectif de poser, éclairer et mettre en perspective deux chantiers culturels européens majeurs et leur impact sur les pratiques des acteurs culturels français.

Logo_forum

Ca se passait donc au Centre Wallonie Bruxelles, juste en face du Centre Pompidou devant lequel je suis passé avec un souvenir ému autant qu’hivernal. J’ai travaillé pendant trois ans à la Bibliothèque publique d’information avant de me retrouver rue de Valois. D’ailleurs une des premières personnes que j’ai rencontrées était une responsable de la BPI qui s’est empressée de m’inviter au 30ème anniversaire qui aura lieu en janvier. (Séquence nostalgie).

La salle était bondée avec plein de gens assis dans les escaliers. Ca a duré 3 heures et demie d’affilée, sans pause (bon, c’est vrai, je suis sorti me dégourdir les jambes une fois ou deux). Dois-je l’avouer, en général, dans ce genre de colloque ou de table-ronde, j’ai tendance à m’ennuyer assez vite? En plus, bien qu’européen convaincu, la rhétorique eurocratique me gave léger. Et bien là,  pas du tout.

Bernard Stiegler, philosophe, qui dirige le département du développement culturel de Centre Pompidou (décidément !) a fait une introduction d’une grande clarté et de haute volée ouvrant des perspectives décalées sur la culture dans notre monde contemporain. C'est-à-dire qu’il est revenu sur le passé, le productivisme, la crise de 39, la baisse tendancielle du taux de profit (Marx) et la surproduction qui fait du marketing une urgence « culturelle » : le cinéma hollywoodien comme garant artistique de la balance du commerce extérieur de l’Oncle Sam. En conclusion, on assisterait aujourd’hui, selon lui, à une baisse tendancielle de la libido (déficit de sublimation et retour du pulsionnel). J’ai pensé à la manière dont j’avais dévoré Extension du domaine de la  lutte de Michel Houellebecq, mais c’est une autre histoire…

Tout le monde a été bon de l’universitaire de service au fonctionnaire européen et jusqu’au député lorrain et radical-valoisien Laurent Hénart, dans le style la droite aussi est intelligente.

Et le public comme au théâtre : une écoute attentive qui vient en écho aux orateurs. Et les applaudissements. 

Mention spéciale à Catherine Trautman, en forme olympique, cultivée, théoricienne,  politique et militante…(ne me dite pas que c’est à cause de toutes ces qualités qu’elle a eu autant de succès auprès des professionnels et des artistes quand elle a été ministre de la culture !).

Au passage elle a rendu perceptible la manière passablement interloquée dont nos partenaires nous voient défendre l’exception culturelle alors que nous ne faisons que servir le thème réchauffé de  l’exception française qui se limite, en fait, à gérer le vieux fonds de commerce du rayonnement de la culture française, des créateurs français dans le monde, vieille lune de la diplomatie hexagonale,

Ca s'est passé au Centre Wallonie-Bruxelles à 12 h 21 exactement, Catherine Trautman  a dit : « La culture est l’impensé politique de nos sociétés actuelles ».

Vivement la transcription que je puisse remettre cette formule (qu’elle a répété deux fois… c’est ça une réplique !) dans son contexte. Merci Madame l’eurodéputée d’avoir démenti le découragement qu’on éprouve parfois, quand on exerce nos métiers, devant la « classe politique ».

Tout le monde est sorti élogieux devant la qualité de cette rencontre, avec légère euphorie, cette sorte de sentiment positif qu’on peut encore faire quelque chose. Sentiment qui devient, ces temps-ci, une denrée très rare.

En plus, j’étais invité au déjeuner des intervenants dans un  restaurant, pas trop loin. J’ai salué Madame la Ministre en lui rappelant que j’avais eu le plaisir d’être placé à côté d’elle à la table de Pierre Mauroy à Lille (il y a un bail). Elle s’en souvenait parfaitement m’a-t-elle dit (ce qui me scie, moi qui ai tant de mal, si souvent, à mettre un nom sur un visage, ce qui m’impressionne avec les hommes et les femmes politiques c’est la mémoire qu’il gardent de tant de gens rencontrés ; c’est pour ça qu’on dit les éléphants ?)

J’étais invité mais des resquilleurs s’étaient infiltrés. Avec deux collègues, on a levé le camp et libéré trois places pour se retrouver à la terrasse chauffée d’un restaurant qui a vue sur le Centre Pompidou.

La boucle était bouclée.

27 novembre 2006

L'avenir des désirs

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Au Colloque d'Amiens, on a révé d'une généralisation de l'éducation artistique.

Lire la note de François Deschamps

25 novembre 2006

Res publica

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« Oui, il faut mettre "l'artiste au cœur de la cité". Et traiter comme il le mérite le salaud qui dans l'assistance a glissé qu'on ferait bien, aussi, de mettre la cité au coeur de l'artiste. C'est la porte ouverte à la censure et la tyrannie. Je serre la main de l'adjoint au maire, et je me casse »

Jacques Bertin, « Tous marranes », Policultures, n° 109, septembre 2006.

Lire la chronique de Jacques Bertin

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23 novembre 2006

La loi du marché

Jeanclaude_pompougnac_46 refrencement google

Lu sur l’excellente rubrique d’actualité des résaux culture (déjà signalée ici –voir lien sur la colonne de gauche) du portail Territorial.fr cette note du 21 novembre « Services publics culturels : quelques défis à relever ».

En avril 2006, le conseil général de Seine-et-Marne décidait d'organiser un festival départemental à caractère culturel et d'en confier la direction artistique aux deux scènes nationales du département, à savoir la Coupole à Sénart et la Ferme du buisson à Marne-la-Vallée.

Le préfet de Seine-et-Marne, 4 mois plus tard, décidait de saisir le tribunal administratif (T.A.) pour non-respect du code des marchés publics. Il estimait, en effet, que l'organisation d'une telle manifestation devait s'analyser comme un marché de prestation de service. Le juge des référés du T.A. de Melun a prononcé la suspension des conventions d'objectifs signées avec ces deux associations. Il estime, en effet, qu'il existe un doute sur la légalité des décisions dans la mesure où elles se rapporteraient, selon lui, à l'attribution de marchés publics de services soumis aux procédures du code des marchés publics (CMP).

Cette décision a, bien évidemment, suscité une grande émotion dans le département, et le conseil général de Seine-et-Marne a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État contre cette décision. Les deux scènes nationales concernées remplissent depuis de nombreuses années, et avec succès, des missions de service public et d'aménagement culturel du territoire de Seine-et-Marne. Celles-ci sont réalisées dans un cadre contractuel et partenarial, celui de la convention d'objectifs de développement culturel, de création artistique et d'insertion sociale de ces actions sur ces territoires, qui a été signée entre les associations, les collectivités territoriales et l'État.

Les deux scènes nationales apparaissent bien comme les partenaires naturels du conseil général pour l'organisation d'un festival départemental d'art et de culture. Il ne s'agit donc pas d'une simple " prestation de service ".

Lire la note de François Deschamps.

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Autre information trouvée sur le blog « Loizorare »

Colloque "La culture est-elle encore un enjeu politique ?" Proposé par ARTE et France Culture, en partenariat avec Le Monde Le 1er décembre 2006 à La Cinémathèque Française En présence de monsieur Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication et avec : Daniel Barenboïm, Marc Bélit, Françoise Benhamou, Patrick Bouchain, Catherine Clément, Alexia Fabre, Marc Fumaroli, Paul Holdengraber, Marc Ladreit de Lacharrière, Bernard Lahire, Frédéric Martel, Gérard Mortier, Bruno Patino, Bernard Stiegler, Antonio Tabucchi

En savoir plus…

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17 novembre 2006

Pour eux, c'est elle...

    J'ai déja publié cette information, trouvée sur le site Désirs d'avenir 86, et publiée sous le titre "Le cérémonial est un produit culturel" mais elle prend aujourd'hui une nouvelle actualité et, je dirais même, une certaine urgence.                      

Proposition pour la cérémonie d’investiture

Nous avons pour la première fois une élection primaire véritablement ouverte. Il s’agit bien sûr d’une chance pour notre parti. Cependant, nous risquons de commettre des erreurs de débutants. Toutes ces erreurs, y compris celles que nous avons déjà commises, sont réparables, sauf une : celle de paraître désunis le soir du 23 (ou du 16) Novembre.

Nous, section de New York, avons l’habitude de suivre les primaires américaines, et nous savons le rôle crucial que joue la « convention » de fin de primaire pour l’image du parti en général et du candidat désigné en particulier.

Dans cet esprit, nous souhaitons que le parti commence dès à présent à organiser la cérémonie d’investiture. Selon nous, les points les plus importants sont les suivants :

  • La cérémonie d’investiture doit être un rassemblement des socialistes et une grande fête populaire. Il ne s’agit pas de faire cela dans une petite salle avec un pupitre et 25 militants.
  • Le premier message que la cérémonie doit faire passer est que nous sommes unis.
  • La fête doit être une fête populaire à la française, pas une fête branchée/gauche caviar.
  • Il faut qu’il y ait plusieurs discours, allant crescendo, jusqu’au discours du (de la) candidat(e). Pour attester de notre diversité, il faudrait alterner les personnalités politiques de premier plan, notamment les anciens aimés de tous (Mauroy, Badinter, ou Rocard) avec les jeunes étoiles montantes, et les personnes de l’entourage immédiat du (de la) candidat(e).
  • En particulier, il faut que les vaincus surmontent leur déception et participent à la fête autant que possible. Personne n’est en vacance après le 23 novembre.
  • La cérémonie est aussi le signal de départ de la campagne du PS envers les Français, et non plus seulement les militants.
  • La presse doit être présente.
  • Une partie de l’organisation de la fête devrait être déléguée à des professionnels de l’événementiel.

Nous voulons donc attirer l’attention de la direction du parti sur l’importance de la cérémonie d’investiture. Nous aimerions que cette fête soit organisée dès maintenant, car après les dépôts de candidature, et le début de la campagne officielle, le temps sera trop court.

Section de New York

12 novembre 2006

Economie de la culture: une nouvelle approche.

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Information recueillie sur Territorial.fr, actualités du réseau culture (voir le lien dans la colonne de gauche).

Après la dernière livraison du bulletin d’Acte’if (réseau francilien des « nouveaux territoires de l’art »), les réflexions de l’U-Fisc et du Synavi et l’appel lancé par Opale (voir aussi lien dans le colonne de gauche), un récente initiative du COUAC, collectif toulousain.

"Octobre Couac" a réuni les 6 et 7 octobre 2006, sous un même bandeau, plusieurs temps forts portés par des acteurs culturels désireux d’associer à l’organisation de journées professionnelles placées sous la thématique "économie et culture", une programmation culturelle et artistique présentée sous chapiteau, dans un mélange de formes et de styles : cabaret, projections, musiques, cirque...

Par l’organisation de ces journées professionnelles qui se veulent dynamiques et constructives, le Couac répondait à l’envie de concrétiser et de valider d’une belle manière la collaboration et le travail effectué avec la mission NTA de l’Institut des Villes (autour des questions des Nouveaux Territoires de l’Art) et l’UFISC (sur l’économie solidaire).

Accéder au dossier documentaire et aux contributions.

09 novembre 2006

Le débat continue...

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Rencontre organisée par LES ÉDITIONS DE L’ATTRIBUT

AU THÉÂTRE DE L’EST PARISIEN

LUNDI 11 DÉCEMBRE 2006

16h30 – 18h : débat

« L’éducation artistique est-elle encore un enjeu majeur en France ? »

Avec

- Muriel Marland-Militello, députée UMP, auteur du Rapport sur la politique des pouvoirs publics dans le domaine de l’éducation et de la formation artistiques

- Christine Juppé-Leblond, présidente de la Maison du Geste et de l’Image, inspectrice générale de l’Education nationale, membre du Haut-conseil de l’éducation artistique et culturelle et membre de la Commission de classification des œuvres cinématographiques

- Catherine Anne, metteuse en scène et directrice du Théâtre de l’Est parisien

- Jean-Claude Pompougnac, Directeur d’ARCADI, établissement public de coopération culturelle pour les arts de la scène et de l'image en Ile-de-France

- Jean-Gabriel Carasso, auteur de Nos enfants ont-ils droit à l’art et à la culture ? aux Editions de l’Attribut

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18h30 – 20h : débat

« Quelle politique culturelle pour la prochaine mandature ?

Avec ou sans ministère de la Culture ? »

Avec

- François Bayrou (Président de l’UDF) (sous réserves)

- Michel Duffour (ancien Secrétaire d'État au Patrimoine et à la décentralisation culturelle, PC)

- Dominique Paillé (député des Deux-Sèvres, UMP)

- Hervé Pérard (responsable de la Commission Culture des Verts, Maire-adjoint à la Culture d’Évry)

- Sylvie Robert (vice-Présidente de la Région Bretagne et adjointe à la culture de la Ville de Rennes, PS)

- Michel Sapin (Président de la Région Centre, PS)

Avec pour discutant : Jean-Claude Wallach, auteur de « La culture, pour qui ? », aux Editions de l’Attribut, et pour animateur : Arnaud Laporte, de France Culture

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20h30 – 21h30 : présentation du projet et projection du documentaire

« Les Oiseaux de Marseille »

Présentation du livre Utopibonbila, coédité entre le Théâtre Massalia et les Editions de l’Attribut, sur les Oiseaux de Marseille (enfants des quartiers nord). Projection du film de Stéphane Gatti réalisé sur ce projet.

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21h30 – 23h : intervention scénique

« Jaulin, Bonnaffé, Renucci font leur scène »

Les trois artistes à qui les éditions ont consacré un livre, Yannick Jaulin, Jacques Bonnaffé et Robin Renucci, nous réservent une surprise.

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Puisqu’il est aujourd'hui question d’avenir, de politique culturelle et d’éducation artistique, je ne peux pas ne pas mentionner cette actualité publiée sur le blog d’un ancien premier ministre.

Bonne lecture.

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